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RFI - Jean-Pierre Boris

Chaque samedi, Jean-Pierre Boris ouvre les grands dossiers de l’actualité économique française, africaine et internationale. Avec les spécialistes du service Economie de RFI et les meilleurs experts, il identifie les lignes de force de la vie économique mondiale. La globalisation, l’émergence du continent africain, les mutations technologiques, les crises internationales, et leur impact sur les situations économiques locales et sur les populations sont au programme d’Eco d’Ici, Eco d’Ailleurs.

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Le Brésil, naufrage ou redressement ?

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Lula est en prison. Pourtant, dans une tribune publiée par le journal Le Monde daté du jeudi 17 mai, il annonce sa candidature à la présidence du Brésil pour les élections d’octobre prochain. Dans cette tribune, Lula écrit « au cours des huit années pendant lesquelles j’ai gouverné ce pays puis lors du gouvernement de Dilma Roussef, nous avons sorti 36 millions de personnes de l’extrême misère et permis à 40 millions de rejoindre la classe moyenne. En décembre 2014, écrit-il plus loin dans ce texte, le taux de chômage était de 4,7 %. Il est aujourd’hui de 13,1 %. La pauvreté a augmenté, la faim vient rôder et les portes des universités se ferment à nouveau pour les enfants de la classe ouvrière. »
Éco d’ici éco d’ailleurs s’intéresse donc aujourd’hui à la situation économique brésilienne à quelques mois d’élections présidentielles qui s’annoncent d’une importance considérable, aux réformes qui ont été accomplies ces dernières années ou pas, aux difficultés auxquelles fait face la population de ce vaste pays. Tout cela avec trois invités.
Avec :
- Jean-Yves Carfantan, vit au Brésil depuis de longues années. Il est directeur associé d’un bureau d’études spécialisé en investissements et marchés agricoles. Il vient de publier aux Éditions François Bourin un livre intitulé Brésil les illusions perdues - du naufrage au redressement.
- Pierre Salama, spécialiste des économies latino-américaines, professeur émérite à l’université Paris 13 et auteur de Les économies émergentes latino-américaines aux éditions Armand Colin.
- Ludovic Subran, économiste en chef des assureurs Allianz et Euler-Hermes.
 
REPORTAGE CHOMAGE par François Cardona
1 /  Après la destitution de Dilma Rousseff en 2016, une politique d’austérité a été mise en place par le gouvernement du président Michel Temer. Cela veut dire réduction des dépenses publiques, pour contenir le déficit.  La récession des années précédentes a provoqué une grave précarisation des couches sociales les plus vulnérables. Et les chômeurs cherchent des revenus complémentaires dans le secteur informel. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé François Cardona à Rio de Janeiro.

REPORTAGE AGRICULTURE par François Cardona
2 / Il y a un redémarrage modeste de l'économie brésilienne. L'agriculture et l'élevage jouent un rôle moteur dans ce phénomène. Le Brésil reste le premier exportateur de viande bovine au monde. Le pays compte amplifier cet avantage en augmentant ses exportations vers l'Europe, malgré les polémiques et le risque de déforestation. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé François Cardona.

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Mai-68 et après, une histoire économique et sociale de la Ve République

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Il y a cinquante ans, en mai 1968, la France était en ébullition. Les étudiants avaient pris les rues de Paris, des barricades étaient dressées et le 20 mai, le monde du travail se mettait en grève. Le 27 mai les accords de Grenelle étaient signés. Ils octroyaient aux salariés des augmentations de salaires, des congés supplémentaires et autorisaient la création de sections syndicales dans les entreprises. Mai 68 ne fut donc pas seulement une révolution sociétale mais aussi un mouvement social de très grande ampleur.
Mais on ne peut isoler ces évènements de l’histoire économique et sociale de la Ve République. Une Ve République créée en 1958 et au cours de laquelle crises économiques et revendications syndicales n'ont pas manqué. C'est donc à une histoire croisée de l'économie et du syndicalisme français au cours de la Vème République que nous invite aujourd’hui Eco d’ici Eco d’ailleurs grâce à de très nombreux sons d’archives et à l’analyse de deux universitaires.
Stéphane Sirot, est historien, spécialiste de l'histoire et de la sociologie des grèves et du syndicalisme. Il enseigne à l'université de Cergy-Pontoise. Il a publié en 2011  Le syndicalisme, la politique et la grève aux éditions de l'Arbre bleu. Et 1884, des syndicats pour la République, en 2014 aux éditions de Bord de l'eau.
Benjamin Coriat est professeur d'économie à l'université Paris 13. Il est par ailleurs membre du collectif des Economistes Atterrés.

L'un des bastions du monde ouvrier en mai 1968, l'un des bastions du monde syndical, c'était Renault Billancourt aux portes de Paris. Ecoutez le reportage de David Baché qui a retrouvé des ouvriers de Renault qui avaient fait grève à l'époque.
REPORTAGE DAVID BACHE / RENAULT BILLANCOURT

Plus tard, en 1981, au sein de Renault, on pouvait trouver un militant à l'accent américain. Nathanaël London arrive en France dans les années 1970 après un parcours de militant très actif contre la guerre du Vietnam et contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis. En 1981, il est recruté comme cariste, au bas de l'échelle. Il raconte son expérience de syndicaliste au micro de Jean-Pierre Boris.

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Jean-Louis Guigou et le pourtour méditerranéen

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Jean-Louis Guigou est le grand invité de l’économie RFI Jeune Afrique. L’ancien délégué à l’aménagement du territoire français préside aujourd’hui aux destinées de l’IPEMED, l’Institut de prospective économie du monde méditerranéen. A la tête de cet institut, Jean-Louis Guigou cherche les voies qui permettront aux continents africains et européens de consolider leurs relations économiques. Il s’explique sur sa vision de l’avenir au micro de Jean-Pierre Boris (RFI) et de Julien Clémençot (Jeune Afrique).

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Commerce mondial, la déflagration Trump

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La visite d’Etat d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis n’a pas dissipé les craintes quant à la politique commerciale de Donald Trump. Non seulement, le président américain maintient la tonalité protectionniste de ses déclarations et tweets mais en plus il est passé à l’acte en imposant des taxes douanières sur l’acier et l’aluminium. L’Europe, le Mexique, le Canada sont exemptés. Mais Berlin redoute que ces exemptions, concernant l’Europe, ne durent guère. Vu de Washington, il ne fait pourtant guère de doute que la principale puissance visée par le président américain est la Chine. A terme, c’est le rapport de force entre les deux grandes puissances mondiales dans les prochaines décennies qui est en jeu. Pour évoquer ce dossier vital et donner des clés de compréhension, Jean-Pierre Boris a invité Sébastien Jean, le directeur du CEPII.
Le CEPII fête ses quarante ans d’existence et publie à cette occasion un livre électronique qui illustre 40 ans de mondialisation en 40 graphiques.
► Autres Eléments
Reportages d' Eco d’Ici Eco d'ailleurs
Donald Trump a mis en place toute une série de mesures protectionnistes. Celles qui ont fait le plus de bruit sont les taxes douanières sur l'aluminium et sur l'acier. Ecoutez le reportage qu'avait réalisé notre correspondante Anne Corpet lors de la promulgation de ces mesures, le 8 mars dernier. On est dans le bureau ovale de la Maison Blanche.
Reportage promulgation / Anne Corpet

Donald Trump fait planer la menace d’une guerre commerciale avec la Chine. Notre correspondant en Californie, Eric de Salve, est allé demander à un représentant de la communauté chinoise du China Town de San Francisco, comment elle perçoit les offensives tarifaires et douanières du président américain contre Pékin
Reportage San Francisco / Eric De Salve

Donald Trump veut-il mettre un terme à la globalisation ? La réponse de l’ancien directeur général de l’OMC, Pascal Lamy

A Pékin on semble lâcher un peu de lest. Un exemple : jusqu’à présent, pour produire des voitures en Chine, les constructeurs étrangers devaient créer une coentreprise avec un partenaire local (avec une participation 50:50%). Une mesure dénoncée comme « protectionniste » par Donald Trump. Or, à la surprise générale, Pékin vient d’annoncer la levée de cette restriction d’ici 2022 et même cette année déjà pour les véhicules électriques. Est-ce une réponse à la menace américaine d’une guerre commerciale ? Dans les allées du Salon de l’Automobile, qui vient d’ouvrir ses portes à Pékin, les fabricants accueillent la nouvelle avec prudence. Un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé d’Heike Schmidt :
Reportage Pekin Automobile / Heike Schmidt

Malgré cela, tout le monde, sur l'échiquier mondial, ne semble pas trop concerné par ce qui se passe entre la Chine et les Etats-Unis. Exemple avec l'Argentine, gros producteur de soja, concurrençant ainsi les géants américains et brésiliens du secteur mais qui ne semblent ne craindre les conséquences ni espérer les retombées d'un embargo chinois sur le soja américain. Un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Aude Villiers à Buenos-Aires
Reportage Soja argentin / Aude Villiers

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Les mathématiques, la finance et le prix des choses

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Aujourd’hui Eco d’ici Eco d’ailleurs s’attaque à un des aspects les plus compliqués de l’économie mondiale : le rôle qu’y jouent les mathématiques. Quel rôle jouent cette science et ceux qui la maitrisent dans le fonctionnement des marchés financiers et dans la détermination des prix, c'est le thème de cette émission intitulée, « les mathématiques, la finance et le prix des choses » et à laquelle participent trois invités :
- Nicolas Bouleau, mathématicien et philosophe, professeur émérite à l'Ecole des Ponts ParisTech où il a dirigé pendant dix ans le centre de mathématiques qui fut l'un des premiers en France à travailler sur les nouvelles méthodes de la finance. Il vient de publier aux éditions de l'atelier un livre intitulé Le mensonge de la finance, sous-titre Les mathématiques, le signal-prix et la planète.

  • Didier Marteau, professeur d'économie à l'ESCP, une des grandes écoles de commerce à Paris. Il y enseigne l’économie monétaire et les marchés de capitaux. Il publie avec le professeur Yves Simon un livre intitulé Marchés dérivés de matières premières aux éditions Economica.
  • Christian Walter, actuaire agrégé et philosophe, titulaire de la chaire « Ethique et Finance » du Collège d’études mondiales de la Fondation Maison des sciences de l’homme et chercheur associé au Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne. Ses travaux portent sur les modélisations mathématiques du risque financier et l’histoire de la finance mathématique. Son ouvrage Extreme Financial Risks and Asset Allocation (avec Olivier Le Courtois), aux éditions Imperial College Press a reçu le prestigieux prix Kulp-Wright 2016 de l’American Risk and Insurance Association (ARIA). Sa page internet : → ici. Trois reportages qui illustrent la place des mathématiques dans la finance :
  • Au Burkina Faso, les chiffres officiels de la campagne 2017-2018 ne sont pas encore connus. Mais les sociétés cotonnières ont les yeux fixés sur le cour des marchés. En fonction d'un prix de référence calculé en fonction du marché à terme de New York. La fibre de coton est vendue aux acheteurs par anticipation. Ce qui permet aux sociétés cotonnières de faire de bonnes affaires. Ecoutez ce reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Yaya Boudani à Ouagadougou.
  1. A Wall Street, en 2008, c'est la panique. Une énorme crise financière et économique est provoquée par l'explosion de la bulle des subprimes, des prêts immobiliers risqués. Ecoutez cet extrait d'un reportage diffusé au mois d'octobre 2008 et signé Muriel Paradon.

  2. En Amérique centrale, les producteurs de café figurent parmi les principaux bénéficiaires du commerce équitable en particulier au Costa Rica, où ils sont plus de 10 000. Mais cette certification permet-elle de garantir un prix et une rémunération plus juste de ces paysans ? C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Léa Morillon à San José du Costa Rica.

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Pérou: une économie très informelle

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Lima, au Pérou, est en cette fin de semaine la capitale du continent américain. Un sommet des Amériques s'y déroule en présence des chefs d'État de la région. Les États-Unis sont représentés par leur vice-président Mike Pence et le Vénézuéla est absent, car son président Nicolas Maduro est persona non grata.
Côté péruvien, c'est aussi une bizarrerie. Le président élu en 2016, Pedro Pablo Kuyczynscki a été poussé à la démission il y a trois semaines pour une affaire de corruption. Lui a succédé le vice-président Martin Vizcarra. Un mauvais sort semble d'ailleurs poursuivre les dirigeants péruviens. Les deux prédécesseurs de Kuczynski sont l'un en fuite aux États-Unis, l'autre en prison au Pérou. Tous deux pour des affaires financières. L'argent semble donc au cœur de la politique péruvienne et l'argent, c'est ce qui nous intéresse à Eco d'ici Eco d'ailleurs. Pas seulement l'argent sale, mais aussi l'argent propre. Nous allons donc parler de l'économie péruvienne, de ce pays andin dont le sous-sol est si riche en minerais, dont la croissance a été très forte au cours de la dernière décennie, mais dont 70% de la population travaille dans le secteur informel. Pour parler de tout cela, trois invités.
- Xavier Ricard Lanata, haut fonctionnaire franco-péruvien et ancien directeur des partenariats internationaux de l'ONG CCFD-Terre Solidaire.
- Carolina Arce-Ortiz, péruvienne et en ce moment en France où elle a repris des études d'économie après celles entreprises à Lima. Dans l'intervalle, elle a travaillé a été analyste financière à la municipalité de Lima.
- Javier Herrera, en ligne depuis Lima où c'est actuellement le milieu de la nuit. Economiste à l'IRD, l'institut français de recherche pour le développement.

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Carlos Lopes, grand invité de l'économie

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Ancien secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Carlos Lopes est une des voix économiques les plus en vue sur le continent africain. Depuis sa démission fracassante de la Commission en 2016, le Bissau-Guinéen consacre son temps à l’enseignement à l’Université de Cap et au conseil à quelques dirigeants africains dont le rwandais Paul Kagamé. Actuellement, Carlos Lopes enseigne à Paris à Sciences-Po où il est appelé à revenir tous les ans. Interrogé par Julien Clémençot (Jeune Afrique) et Jean-Pierre Boris (RFI), Carlos Lopes passe en revue tous les grands dossiers de l’actualité économique africaine.

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Economie russe: des soviets aux oligarques

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A l’heure où Vladimir Poutine entame son quatrième mandat, où en est l’économie russe ? Il y a vingt-cinq ans (1993) sous la houlette de Boris Eltsine, le pays des soviets devenait celui des oligarques. Entre l’hyperdépendance aux matières premières et le complexe militaro-industriel, l’économie russe peine à se doter d’un tissu de PME innovantes et performantes. Vladimir Poutine a promis d’améliorer le pouvoir d’achat de ses compatriotes. Peut-il y parvenir sans une économie diversifiée et dynamique ?
Voici les enjeux que nous abordons au cours de cette émission avec nos deux invités :
- Le publiciste et romancier Edouard Moradpour
- Le professeur d'économie à l’Inalco, l’Institut national des langues et civilisations orientales, et spécialiste des économies en transition, Julien Vercueil.

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Le Produit Intérieur Brut, reflet fidèle de la réalité?

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Au cœur des rouages de l’économie mondiale, pour les exprimer, il y a des mots et des sigles, des abréviations. L'un des sigles les plus utilisés, l'un de ceux que vous entendez, jour après jour, dès qu'on vous parle économie, l'un de ceux auxquels les invités de cette émission, et surtout les hommes politiques ont recours, c'est le PIB, le Produit Intérieur Brut, la statistique clé, celle qui ouvre la porte à toutes les analyses économiques, celle qui permet parfois d'avoir l'air de savoir de quoi on parle. Le Produit Intérieur Brut, que résume-t-il ? Est-il utile ou est-ce une perversion statistique ? Y-a-t-il des alternatives à ce baromètre ?
Voilà les questions débattues pendant cette émission avec deux invités :
- Xavier Timbeau, économiste à l'OFCE, Observatoire français de conjoncture économique qui publie, entre autres, une revue dont le dernier numéro s’intitule « Où va l’économie ?»
- Xavier Ricard Lanata, ethnologue, philosophe, ancien directeur des partenariats internationaux de l'ONG CCFD-Terre Solidaire, haut fonctionnaire, et auteur récent d'un livre publié aux éditions du Seuil intitulé Blanche est la Terre. Xavier Lanata a contribué au numéro de février de la revue Projet, intitulé «Comment mesurer le bien vivre ?».
⇒ Autres sujets abordés
Le PIB en Inde….
Le gouvernement indien se targue de jouir de la croissance économique la plus rapide des grands pays de la planète, et d'avoir ainsi dépassé la Chine en atteignant les 7,2% d'expansion lors du dernier trimestre 2017. Mais ce chiffre est-il vraiment représentatif de la santé de la 3e économie asiatique ? Dans un pays où environ la moitié de la richesse est créée par le secteur « non-organisé », il est difficile d'avoir des chiffres fiables. Surtout que l'Inde est récemment passé par un choc avec une démonétisation brutale il y a 18 mois qui a terriblement frappé cette économie informelle.
Reportage en Inde

En Equateur, le président Rafael Correa avait décidé en 2013 de créer un ministère du bien vivre. Mais ce ministère n'a pas convaincu. Pourtant l'idée persiste comme en atteste ce reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Eric Samson à Quito
Reportage en Equateur

 

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Italie: une économie sur le reculoir

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Le futur gouvernement italien, né des élections du 4 mars 2018 qui ont vu la victoire des partis populistes – le Mouvement Cinq Etoiles et la Ligue du Nord - aura fort à faire pour redresser l’économie italienne. Le pays est accablé d’une dette équivalente à 132% de son PIB, et il détient le record européen du nombre de pauvres. Le niveau de vie moyen des citoyens italiens est le même qu’il y a vingt ans. Le pays récupère à peine de la crise financière mondiale de 2008. Certes, sa croissance est au plus haut depuis sept ans (2011). Son déficit budgétaire satisfait aux exigences des traités européens. Mais, le programme du Mouvement des Cinq Etoiles risque d’être très coûteux : il a promis une allocation mensuelle de 780 euros pour un adulte seul, de 3 000 euros pour une famille de cinq enfants. L’Italie a-t-elle les reins assez solides pour assumer une telle charge ?
La question est posée aux trois invités d’Eco d’ici Eco d’ailleurs :
- Ana Boata, économiste chez le réassureur EulerHermes
- Francesco Saraceno, économiste senior à l’OFCE.
→ Son blog
- Giuseppe Attoma Pepe, fondateur de l’entreprise Attoma, spécialiste de «  design utilisateurs ».
1 / Les PME, fer de lance de l’économie italienne
Elles sont l’une des forces de l’économie italienne : les petites et moyennes entreprises sont retournées à leur niveau d’avant la crise. Le dernier rapport Cerved sur les PME italiennes pointe en effet une reprise des investissements : « 10% de création de micro-entreprises et -20% de fermetures d’entreprises en moins l’année dernière ». Un pan entier de l’économie qui reprend, souvent soutenu par une longue tradition d’entreprises familiales. Mais pour s’adapter à un marché de plus en plus mondial, certains entrepreneurs ont décidé de changer les codes.
Reportage Cécile Debarge

2 / Le poids de la mafia
Il y a un phénomène économique qu'il ne faut pas sous-estimer, c'est le rôle des diverses mafias présentes dans tout le pays. 100 milliards d’euros par an en moyenne soit 7% du PIB de l’Italie. C’est – selon les estimations – le poids du racket de la mafia italienne sur le monde de l’entreprise. Dans de nombreuses régions du pays, le « pizzo » est encore la règle pour tous les commerçants et entrepeneurs. Ce terme italien désigne le racket de la mafia qui demande de l’argent en échange de sa protection. A Palerme, capitale de la Sicile, certains d’entre eux ont décidé de résister.
Reportage Cécile Debarge

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Madagascar, énigme et paradoxe

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C’est une constante depuis des décennies : Madagascar est l’un des pays les plus pauvres au monde. Non seulement le pays stagne aux derniers rangs dans les classements internationaux mais en plus, loin d’enregistrer des progrès, il régresse constamment. Malgré sa richesse naturelle, le pays s’appauvrit. Trois chercheurs français, Jean-Michel Washberger, Mireille Razafindrakoto et François Roubaud, excellents connaisseurs de la Grande Ile ont cherché à rassembler en un volume les raisons qui peuvent expliquer ce phénomène. Ce livre, « L’Enigme et le Paradoxe, Economie politique de Madagascar », est publié aux éditions IRD et AFD. Eco d’ici Eco d’ailleurs reçoit deux des auteurs, Mireille Razafindrakoto et François Roubaud, tous deux économistes et statisticiens à l’Institut de Recherche pour le Développement, membres de l’Unité de Recherche « Développement Institutions et Mondialisation » (DIAL), et évoque avec eux les énormes difficultés auxquelles font face la plupart des citoyens malgaches.
L'une des manifestations du malaise de la société malgache, c'est la violence quotidienne. Kidnapping, vols en bande organisée… La généralisation de l’insécurité dans les grandes villes comme à la campagne fragilise l’économie du pays. Pour l’instant, les mesures prises par l’Etat n’ont pas encore montré les résultats escomptés. Alors, de son côté, la société s’organise. Lundi dernier (le 5 mars 2018), secteur privé, syndicats des travailleurs et société civile se sont regroupés, au sein d'une même plateforme, pour dénoncer cette situation et pour proposer des solutions. Une trentaine d’acteurs majeurs unis contre un fléau national : c'était une première dans le pays, et c'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Sarah Tetaud à Antananarivo.
Reportage de Sarah Tétaud

A Madagascar, 80% de la population active travaille dans le secteur agricole. Les autorités comptent sur l'agriculture pour sortir la Grande Ile de la pauvreté, en particulier, sur la culture du riz. Un objectif a été fixé : atteindre l'autosuffisance en riz d'ici 2020. Un objectif ambitieux puisque Madagascar est un gros importateur rizicole, et qu'être riziculteur à Madagascar rime souvent avec pauvreté. A Antananarivo, un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Laetitia Bezain.
Reportage Laetitia Bezain

L'un des aspects de cette pauvreté qui sévit à Madagascar, c'est le chômage qui frappe, en particulier, les jeunes. Le taux de chômage officiel des 18-29 ans est de 11%. Mais, dans la réalité, c'est beaucoup plus. Un chômage qui touche tous les jeunes qu'ils aient fait des études ou non. Chaque année, 500 000 jeunes diplômés malgaches arrivent sur le marché du travail, et leur insertion est de plus en plus difficile. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Laetitia Bezain à Antanarivo.
Reportage Laetitia Bezain

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Charlotte Aubin-Kalaidjian, Grande invitée de l’économie

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Co-fondatrice et PDG de la société Greenwish Partners qui veut développer les énergies renouvelables en Afrique, Charlotte Aubin-Kalaidjian est la grande invitée de l’économie RFI-Jeune Afrique. Au micro de Julien Clémençot (Jeune Afrique) et de Jean-Pierre Boris (RFI), elle s’explique sur les raisons qui l’ont poussée à quitter la banque américaine Morgan Stanley, pour se consacrer à l’Afrique. Charlotte Aubin-Kalaidjian s’explique aussi sur l’importance des techniques financières auxquelles elle a recours dans l’élaboration des centrales solaires qu’elle construit.

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La mondialisation souterraine

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Parmi les nombreux ouvrages consacrés récemment à la mondialisation, Eco d’ici Eco d’ailleurs s’intéresse à deux d’entre eux qui se penchent sur des phénomènes très discrets, la plupart du temps passés sous silence, parce que la plupart du temps ils concernent les produits les plus anodins et les gens les plus modestes, les plus anonymes dans cette globalisation du XXIème siècle.
Ces deux ouvrages au sommaire d’Eco d’ici Eco d’ailleurs :
- La Mondialisation des pauvres, loin de Wall Street et de Davos, La République des Idées, Editions du Seuil, avec l’un des deux auteurs, Olivier Pliez, géographe, professeur à l’Université de Toulouse.
- L’Empire de l’or rouge, enquête mondiale sur la tomate d’industrie, aux Editions Fayard, avec l’auteur Jean-Baptiste Malet, journaliste, également réalisateur avec Xavier Deleu du documentaire portant le même nom, et diffusé récemment sur France 2.
⇒ Reportage :
Au Bénin, il y a quatre sociétés qui se disputent le marché du ciment. Dans une ville comme Cotonou, il y a des magasins de ciment partout, les dépôts s’installent parfois même temporairement dans des containers. La demande est forte. C'est un reportage Eco d'ci Eco d'ailleurs signé dans le quartier de Fidjrossé qui est en pleine expansion.
REPORTAGE COTONOU / DELPHINE BOUSQUET

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Retour de l'inflation: entre espoir et crainte

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Pour le commun des mortels, l'inflation c'est la hausse des prix alimentaires chez les commerçants, c'est la hausse des prix du logement. En bref, c'est toujours quelque chose de désagréable. C'est si désagréable que les marchés boursiers, ces dernières semaines, ont connu une grosse déprime parce que l'inflation menace de refaire son apparition. Aux Etats-Unis, rendez-vous compte, sur douze mois, elle a atteint 2,1%, et c'est considéré comme inquiétant.  Alors, c'est à n'y rien comprendre parce que justement, on avait cru capter que les banquiers centraux, ces gens qui impriment les billets de banque, voulaient de l'inflation. Mais, si l'inflation est nocive, pourquoi ces gens très savants, très puissants, très sages, pourquoi en veulent-ils ? L'inflation, est-ce un bien ou un mal ? Voilà, en somme, la question posée tout au long de cette émission à ses deux invités par Jean-Pierre Boris.
Avec :
- Agnès Bénassy-Quéré, enseignante et chercheuse au sein de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, professeur associé à l'Ecole d'Economie de Paris et présidente de l'Association des économistes français. La quatrième édition du livre « Politique économique », dont elle est l’une des co-auteurs vient de paraître aux éditions De Boeck.
- Edouard Challe, directeur de recherche au CNRS, professeur associé à l'Ecole Polytechnique. Il a publié, en 2016, aux éditions Economica, un livre intitulé «Fluctuations et politiques macroéconomiques».
⇒ Autres éléments
1 / Japon : pas d’inflation
L’absence quasi-totale d’inflation est un des problèmes majeurs auquel fait face le gouvernement. En 2017, les prix (hors denrées alimentaires) ont augmenté de 0,5% par rapport à 2016. Une première hausse depuis deux ans certes, mais qui reste loin de l’objectif de 2% fixé par la Banque du Japon. D’autant que cette inflation s’explique surtout par la hausse du prix du baril de brut, qui influe sur beaucoup de produits. Si l’on écarte à la fois les denrées alimentaires et l’énergie, l’inflation n’est que de 0,1%. Alors comment les consommateurs et les commerçants japonais ressentent-ils cette réalité ? Pourquoi les prix n’augmentent-ils pas, comme le voudrait le gouvernement ? C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Alexandre Barbe à Kyoto.
 
REPORTAGE KYOTO / ALEXANDRE BARBE

2 / Kenya : les prix fluctuent
Au Kenya, le plein emploi est loin mais les prix montent quand même. Le pays avait subi une forte inflation début 2017, passant de 7 % à presque 12% en avril. L’Etat avait ensuite annoncé des subventions, notamment pour la farine de maïs, un des aliments principaux des Kenyans. L’inflation avait ensuite baissé jusqu’à 4,5% en décembre 2017. Une année d’instabilité qui a affecté l’économie et les portefeuilles. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Sébastien Nemeth à Nairobi.
 
REPORTAGE KENYA / SEBASTIEN NEMETH

 
3 / Venezuela : l’hyper-inflation
Au Venezuela, en 2017, le FMI estimait que la hausse des prix avait dépassé la barre des 2400 % ; cette année, le FMI prévoit 13 000 %. Une situation qui se répercute sur le quotidien des Vénézuéliens.  Depuis la dernière hausse de 40% au 1er janvier 2018, le salaire minimum atteint, avec les bons d'alimentation, la somme de 800 000 bolivars. 25 euros au taux de change officiel, moins de 3 euros au taux de change parallèle. Le Venezuela, le pays avec l'inflation la plus forte au monde, c'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Julien Gonzalez à Caracas.

REPORTAGE VENEZUELA / JULIEN GONZALEZ

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Zineb Abbad El Andaloussi, Grande invitée de l'Economie

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La Grande invitée de l’économie RFI Jeune Afrique est Zineb Abbad El Andaloussi, l’une des dirigeantes du fonds de capital-investissement Helios Partners Investments. Basé à Londres, ce fonds ne gère que des investissements africains, pour un total de trois milliards de dollars. Passée par le Cabinet de Conseil Arthur Andersen et par la Banque Rotschild, Zineb Abbad El Andaloussi, répond aux questions de Julien Clémençot (Jeune Afrique) et de Jean-Pierre Boris (RFI).
Elle s’explique sur l’implication de son fonds dans l’économie africaine, sur la vision qu’elle-même a pu développer de cette économie et du rôle de la finance mondiale dans le développement du continent africain.