Eco d'ici Eco d'ailleurs

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RFI - Jean-Pierre Boris

Chaque samedi, Jean-Pierre Boris ouvre les grands dossiers de l’actualité économique française, africaine et internationale. Avec les spécialistes du service Economie de RFI et les meilleurs experts, il identifie les lignes de force de la vie économique mondiale. La globalisation, l’émergence du continent africain, les mutations technologiques, les crises internationales, et leur impact sur les situations économiques locales et sur les populations sont au programme d’Eco d’Ici, Eco d’Ailleurs.

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Face aux inégalités de revenus croissantes, la santé en question

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Cette semaine, Emmanuel Macron, le président français, a dévoilé un plan de trois milliards d'euros visant à adapter le système de santé français à la démographie française. La semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, un sommet des chefs d'Etat doit entériner un plan mondial de 13 milliards de dollars pour intensifier la lutte contre la tuberculose, la maladie infectieuse qui tue le plus de monde actuellement. Mais malgré ces efforts, dans les pays riches ou dans les pays pauvres, tout le monde n'a pas accès de manière égale aux médicaments, aux médecins, à la santé. Le phénomène semble amplifié par les inégalités économiques croissantes. Le réflexe est évidemment de croire que plus on est pauvre moins on a accès aux soins et que plus on est riche, mieux on se porte. Ces conclusions apparemment logiques sont-elles fondées ? 
Deux invités :
- Josselin Thuilliez, chercheur en économie au CNRS, basé au Centre d’économie de la Sorbonne où il dirige le groupe de chercheurs qui travaillent sur le développement durable.
- Jérôme Wittwer, est professeur d'économie à l'Université de Bordeaux. Il préside le collège français des économistes de santé.

►Autres éléments
Quand on a des problèmes économiques, on a du mal à se soigner. Surtout quand le pays tout entier traverse une grave crise économique. En Grèce, c’est dans le secteur de la santé que la crise s’est faite le plus sentir. Selon la Fédération panhellénique des travailleurs des hôpitaux, avant la crise, les dépenses publiques pour la santé étaient dans la moyenne européenne, entre 7 et 7,5 pour cent du PIB. Aujourd’hui, elles sont tombées à 4,8 pour cent. 25 000 postes auraient été supprimés. L’hôpital Alexandras, un des plus grands de la capitale, n’échappe pas à la règle.

Reportage de Charlotte Stievenard à Athènes

En Guinée, Conakry, la capitale concentre la majorité des médecins avec une meilleure qualité des prestations que dans l’intérieur du pays. Mais l’accès aux soins reste extrêmement précaire et coûteux. La plupart des habitants ne consultent un médecin qu’en ultime recours, lorsqu’il est parfois déjà trop tard. Dans un pays au système de santé fragilisé par l’épidémie d’Ebola en 2014, comment se faire soigner lorsqu’on n’a ni sécurité sociale ni couverture maladie ?

Reportage de Carol Valade à Conakry   

En Indonésie, ces dernières années, un système de sécurité sociale a été peu à peu mis en place pour l’ensemble de la population. Son objectif est d’assurer un accès aux soins pour le plus grand nombre. Pourtant, dès le départ, il y a des inégalités, puisque le système dépend en partie des capacités de contribution de chacun. Et que certains centres de soins privés n’hésitent pas à privilégier les patients les plus rentables pour eux.

Reportage de Joël Bronner à Jakarta

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La finance américaine : forte, stable et saine ?

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En ce samedi 15 septembre 2018, nous sommes à New York, dans l'auditorium du Centre culturel du Lycée français. Il y a dix ans jour pour jour, le ciel s'écroulait sur la tête des employés de la banque Lehmann Brothers. Leur banque, un des piliers de la finance américaine, incapable de faire face à ses échéances, était mise en faillite. S'en suivait une débâcle qui faillit emporter tout le système et provoqua une grave crise économique mondiale.
On estime avec le recul que cette crise a fait perdre une moyenne de 70 000 dollars de revenus à chaque citoyen américain. Depuis lors, la finance et l’économie américaine semblent s'être relevées. Le chômage est au plus bas. A Wall Street, l'indice Dow Jones bat des records et les prix de l'immobilier aussi. Le président Trump multiplie les baisses d'impôts et tente de libérer le secteur financier de toute mesure de régulation. Alors où en est la finance américaine aujourd'hui ? Est-elle forte, stable et saine ? Quel rôle joue-t-elle dans l'économie américaine aujourd'hui ? Voilà ce qu’évoque Jean-Pierre Boris avec quatre invités.
Avec :

Patrick Bolton, professeur d'économie et de finance à la Columbia Business School, ici, à New York où il occupe la chaire Barbara et David Zalaznik.
Thomas Philippon, professeur de finance à l'Ecole de commerce Stern de la New York University. Vous y êtes depuis 2014, année où il a été classé par le FMI comme l'un des 25 meilleurs économistes de moins de 45 ans.
Jeff de Valdivia a longtemps occupé des postes de responsabilité au Crédit Agricole à Chicago et à New York. Entre 2007 et 2010, il a dirigé un hedge fund pour le compte d'une filiale commune du Crédit Agricole et de la Société Générale. Il dirige maintenant une société de conseil en investissement Fleurus Investment Advisory.
Georges Ugeux a aussi un parcours de banquier dans des établissements français et belges. Il a dirigé pendant sept ans la branche internationale du New York Stock Exchange et il dirige aujourd'hui sa propre société de conseil en investissements, Galileo Global Advisors.

  • Reportage à New York d'Ariane Gaffuri : A New-York, un petit groupe de propriétaires malchanceux, les Foreclosure Resisters, se sont réunis en association. Ils résistent à ces saisies immobilières. Il faut savoir que dans l’Etat de New-York, une banque qui veut reprendre le bien d’une personne qui ne rembourse plus son emprunt doit passer par la justice. Un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Ariane Gaffuri.
  • Reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs à Détroit d'Anne Corpet : Un autre exemple de la crise immobilière, c'est Detroit. La ville a été frappée en plein coeur il y a dix ans. Parsemé de maisons abandonnées et de friches industrielles en ruines, Détroit, sinistré a perdu près des deux tiers de sa population. Mais depuis cinq ans, le berceau de l'industrie automobile américaine renaît de ses cendres.
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L’économie italienne au risque du populisme

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Le 27 septembre prochain, le gouvernement italien doit annoncer les grandes lignes de son budget 2019. Depuis la nomination du président du conseil, Giuseppe Conte, au mois de juin dernier, l'Europe attend fébrilement cet évènement. Car le gouvernement populiste et xénophobe qui est aux manettes à Rome doit compter avec une dette très importante et des fonds spéculatifs qui sont aux aguets. Jusqu'à maintenant, les déclarations contradictoires se sont multipliées, le ministre de l'intérieur Salvini soufflant le chaud, son collègue de l'économie Tria soufflant le froid.
Quelle est la politique économique suivie depuis trois mois en Italie, à quel budget doit-on s'attendre, comment réagissent les marchés financiers internationaux, voilà quelques-unes des questions dont nous allons débattre.
Avec :

Ana Boata, économiste chez Euler-Hermes, une filiale de l'assureur allemand Allianz, spécialiste des prévisions à court-terme et des problèmes de gouvernance dans les pays de la zone euro.
Francesco Saraceno,  économiste à l'OFCE, professeur à Sciences-Po à Paris, membre du cabinet de deux présidents du conseil italien Massima Alema puis Giuliano Amato, les derniers gouvernements de centre-gauche au début des années 2000.
Giuseppe Attoma Pepe a fondé l'entreprise qui porte son nom en France il y a 20 ans. Attoma est une entreprise qui fait du design industriel

►Autres éléments
Reportage dans le Piemont de Cécile Debarge
1 / L'une de nos correspondantes en Italie, Cécile Debarge était au mois d'aout aux côtés de Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur et homme fort du gouvernement italien. C'était à l'occasion de la fête nationale de la Ligue du Nord dans le Piémont. On écoute son reportage.

Reportage sur l'Allocation universelle par Olivier Bonnel
2 / Le projet gouvernemental d'une allocation universelle de 780 euros pour tous les citoyens italiens pourrait faire exploser le déficit budgétaire italien et la dette. Cette allocation fait débat mais beaucoup doutent qu’elle verra vraiment le jour. C'est un reportage signé Olivier Bonnel à Rome.

Reportage à Gênes de Juliette Gheerbrant
3 / L'un des évènements majeurs en Italie au cours des derniers mois a été l'effondrement du pont Morandi à Gênes, une infrastructure clé pour la ville et pour ce port. Quelles conséquences économiques, c'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Juliette Gheerbrant, envoyée spéciale de RFI à Gênes.

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Donald Kaberuka, Grand invité de l’économie

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Pour cette nouvelle saison, Eco d’ici Eco d’ailleurs reçoit un homme qui a beaucoup contribué à façonner l’économie africaine telle qu’elle est aujourd’hui. De 2005 à 2015, Donald Kaberuka a dirigé la Banque Africaine de Développement. A sa tête, il a traversé la crise économique de 2008, et accru l’impact de cette banque. Il est aujourd’hui à la tête d’une banque privée, Southbridge, créée avec l’ancien Premier ministre béninois, Lionel Zinsou.
Regardez les vidéos :

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Le Brésil, naufrage ou redressement?

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Lula est en prison. Pourtant, dans une tribune publiée par le journal Le Monde daté du jeudi 17 mai 2018, il annonce sa candidature à la présidence du Brésil pour les élections d’octobre prochain. Dans cette tribune, Lula écrit « au cours des huit années pendant lesquelles j’ai gouverné ce pays puis lors du gouvernement de Dilma Roussef, nous avons sorti 36 millions de personnes de l’extrême misère et permis à 40 millions de rejoindre la classe moyenne. En décembre 2014, écrit-il plus loin dans ce texte, le taux de chômage était de 4,7 %. Il est aujourd’hui de 13,1 %. La pauvreté a augmenté, la faim vient rôder et les portes des universités se ferment à nouveau pour les enfants de la classe ouvrière. »
(Rediffusion du 19 mai 2018).
Éco d’ici éco d’ailleurs s’intéresse donc aujourd’hui à la situation économique brésilienne à quelques mois d’élections présidentielles qui s’annoncent d’une importance considérable, aux réformes qui ont été accomplies ces dernières années ou pas, aux difficultés auxquelles fait face la population de ce vaste pays. Tout cela avec trois invités.
Avec :
- Jean-Yves Carfantan vit au Brésil depuis de longues années. Il est directeur associé d’un bureau d’études spécialisé en investissements et marchés agricoles. Il vient de publier, aux Éditions François Bourin, un livre intitulé Brésil les illusions perdues - du naufrage au redressement.
- Pierre Salama, spécialiste des économies latino-américaines, professeur émérite à l’Université Paris 13, et auteur de Les économies émergentes latino-américaines, aux éditions Armand Colin.
- Ludovic Subran, économiste en chef des assureurs Allianz et Euler-Hermes.
 
REPORTAGE CHOMAGE par François Cardona
1 / Après la destitution de Dilma Rousseff en 2016, une politique d’austérité a été mise en place par le gouvernement du président Michel Temer. Cela veut dire réduction des dépenses publiques, pour contenir le déficit.  La récession des années précédentes a provoqué une grave précarisation des couches sociales les plus vulnérables. Et les chômeurs cherchent des revenus complémentaires dans le secteur informel. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé François Cardona à Rio de Janeiro.

REPORTAGE AGRICULTURE par François Cardona
2 / Il y a un redémarrage modeste de l'économie brésilienne. L'agriculture et l'élevage jouent un rôle moteur dans ce phénomène. Le Brésil reste le premier exportateur de viande bovine au monde. Le pays compte amplifier cet avantage en augmentant ses exportations vers l'Europe, malgré les polémiques et le risque de déforestation. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé François Cardona.

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Pour vaincre la pauvreté et les inégalités, une révolution?

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Aujourd'hui, Eco d’ici Eco d’ailleurs se penche sur l'impact de la pauvreté et des inégalités sur le fonctionnement du capitalisme. Deux livres nous y invitent. Les pauvres vont-ils révolutionner le XXIe siècle ? - Transcender le capitalisme, publié aux Éditions Atlande, écrit par Gilles Dufrénot, professeur d'économie à l'Université Aix Marseille et chercheur associé au CEPII. Gilles Dufrénot appelle de ses vœux l’émergence d’un nouveau contrat social qui serait favorisé par le recours dans les pays pauvres à des innovations technologiques qualifiées de « frugales ».
(Rediffusion du 26 mai 2018).
L'autre livre dont il est question dans cette émission est le Rapport sur les inégalités mondiales, publié aux Éditions du Seuil, en partenariat avec le World Inequality Lab. Un travail collectif qui a réuni une centaine de chercheurs. En studio, l'un des coordonnateurs de ce travail de longue haleine. Lucas Chancel enseigne à l'Ecole d'Economie de Paris et il mène des recherches au sein de l'IDDRI, l'institut du Développement durable et des relations internationales.
1/ Angus Deaton : le vieux monde de la compétition monopolitisque est de retour
Beaucoup d'économistes américains réfléchissent à la question de la montée des inégalités. L'un des livres les plus célèbres du prix Nobel d'économie 2015, Angus Deaton s'intitule La grande évasion - Santé, Richesse et origine des inégalités. Angus Deaton était récemment à Paris pour une série de conférences, l'une consacrée à la pauvreté, l'autre à la mortalité et à la morbidité, la faculté d'être « malade » des travailleurs blancs américains. RFI l'a rencontré à l'issue de cette conférence, une rencontre très impressionnante parce qu'Angus Deaton a une taille imposante, une canne et un nœud papillon. Surtout, il a un sens de l'humour corrosif qui se déclenche à la moindre question qu'il juge un peu imprécise. Angus Deaton évoque le sort des travailleurs blancs américains au cours des dernières décennies.
Angus Deaton : Ce n’est pas une bonne période pour être un travailleur blanc aux États-Unis. Leurs conditions de vie se sont beaucoup détériorées. Mais on ne peut pas vraiment dire qu’ils soient pauvres parce que les Afro-Américains sont beaucoup plus pauvres que les Blancs. Ce que je pense, c’est qu’il y a des gens aux États-Unis qui n’ont presque rien et que ces gens-là sont plus nombreux que ce qui est habituellement reconnu. Il faudrait qu’on s’intéresse à eux de près et bien plus que ce qu’on fait actuellement. Concernant les hommes blancs avec un faible niveau d’éducation, je ne pense pas qu’en tant que groupe, ils s’appauvrissent. Cela dit, leur situation a très peu progressé.
Jean-Pierre Boris : Mais ces hommes blancs peu éduqués qui travaillent, dans quelle catégorie socio-économique les classeriez-vous ? Est-ce qu’ils appartiennent à la classe moyenne ?
A. D. : Il n’y a pas réellement de définition de la classe moyenne. Mais la plupart de ces gens, si l’on s’en tient aux critères américains officiels, n’entrent pas dans la catégorie des gens pauvres. Je suppose que vous pourriez les ranger dans la catégorie de classe moyenne. Vous savez, aux États-Unis, nous n’avons pas de classe ouvrière. C’est un terme qui nous pose problème.
J-P B. : Pourquoi ?
A. D. : Je ne sais pas. Mais aux États-Unis, contrairement à l’Europe, il y a toujours eu cette conviction qu’il n’y avait pas de classe ouvrière. Tout le monde est réputé appartenir à la classe moyenne. Vous comprenez, on est soit de la classe moyenne, soit on est des pauvres, mais pas de la classe ouvrière.
J-P B. : Les inégalités ont beaucoup augmenté aux États-Unis ?
A. D. : Pas tellement au cours des dernières années, mais avant oui. Ce qui se passe, pour les hommes blancs qui n’ont pas une bonne formation, ce que mes recherches démontrent c’est que leurs revenus baissent régulièrement. Et donc leur situation est moins bonne que celle de leurs parents au même âge.
J-P B. : Avez-vous l’impression que les politiques publiques aux États-Unis traitent ce genre de question ?
A. D. : Non, c’est le contraire. Le Congrès vient de voter une loi fiscale qui donne des sommes d’argent énormes aux gens très riches et rien du tout aux pauvres. Après un siècle de progrès, les Américains blancs de la classe moyenne ont vu augmenter leur taux de mortalité et de morbidité. Il est plausible que cela ait à voir avec la destruction de la vie des travailleurs dont la cause est la baisse depuis longtemps de leurs salaires. Derrière cela, il y a le pouvoir croissant des entreprises. On a l’impression que le vieux monde de la compétition monopolistique est de retour et maintient les payes très basses et les prix de vente très hauts.
J-P B. : Ce qui est frappant dans vos travaux, c’est le contraste entre la dégradation de la situation de ces catégories aux États-Unis et l’amélioration en Europe. Comment l’expliquez-vous ?
A. D. : C’est la grande question. Personne n’a vraiment la réponse. Mais je pense que le capitalisme américain est beaucoup plus violent que le capitalisme européen et qu’il a été beaucoup plus efficace dans la confiscation des intérêts des gens qui travaillent au bénéfice des grandes compagnies. Jusqu’à présent, cela n’a pas été le cas en Europe, mais c’est peut-être en train d’arriver.
J-P B. : Pensez-vous que l’élection de Trump soit la conséquence de la férocité de ce capitalisme américain ?
A. D. : C’est trop fort comme formulation. Mais oui. Beaucoup de gens ont pensé que la précédente alliance entre Clinton et Obama avait fait très peu pour eux, et ils ont donc estimé qu’il valait mieux casser ça. Je ne crois pas qu’ils aient eu beaucoup d’illusion sur le fait que Trump allait leur faire beaucoup de bien. Mais ils étaient assez contents d’avoir tout cassé.
► Autres éléments
2/ San Francisco : Cours de codage pour SDF
Paradoxe apparent, dans la première puissance économique mondiale, les États-Unis, les écarts de richesse entre les plus pauvres et les plus riches se creusent et la grande pauvreté augmente. Selon les chiffres du ministère du Logement, cette année pour la première fois depuis la Grande Dépression de 1929, le nombre de SDF a augmenté au niveau fédéral de près de 0,7 %. En 2017, plus de 500 000 personnes ont passé au moins une nuit à la rue. Très peu de services publics existent pour les SDF aux États-Unis, alors le secteur privé se mobilise avec de petits moyens. À San Francisco dans le centre-ville des milliers de SDF survivent au pied des immeubles des géants de la tech comme Spotify ou Twitter. Une ONG a donc eu l’idée de donner des cours de codage informatique aux SDF pour les faire embaucher par ces grandes entreprises. C’est un reportage Eco d’ici Eco d’ailleurs signé Eric de Salve à San Francisco.

3/ Kenya : l'Internet pour tous
Au Kenya, mettre l’Internet à la portée de tous est un souci. L’entreprise Poa Internet, partenaire de l’opérateur Liquid Telecom, veut relier au web ceux qui ne le sont pas. Grâce à une technologie sans fil bien moins chère que la fibre optique, POA Internet apporte le web à Kibera et Kawangware, deux bidonvilles de Nairobi. Les kenyans les plus pauvres ont ainsi accès à Internet. C’est un reportage Eco d’ici Eco d’ailleurs signé Laure Broulard à Nairobi. 

4/ Bolivie : L’apprentissage de la vente
Des cireurs de chaussures qui écrivent et vendent un journal ou qui deviennent guides touristiques, c’est le pari un peu fou de l’association « Hormigon armado », béton armé, à La Paz. Cette organisation existe depuis 2005, et édite une revue bimestrielle, vendue par des cireurs de chaussures, et, en partie écrite par eux, où ils racontent leurs histoires de vie. L’idée vient d’une revue anglaise, « The big issue » et poursuit le même but : lutter contre la pauvreté de ceux qui la vendent. Reportage d’Alice Campaignolle.

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Mai-68 et après, une histoire économique et sociale de la Ve République

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Il y a cinquante ans, en mai 1968, la France était en ébullition. Les étudiants avaient pris les rues de Paris, des barricades étaient dressées et le 20 mai, le monde du travail se mettait en grève. Le 27 mai, les accords de Grenelle étaient signés. Ils octroyaient aux salariés des augmentations de salaires, des congés supplémentaires et autorisaient la création de sections syndicales dans les entreprises. Mai 68 ne fut donc pas seulement une révolution sociétale, mais aussi un mouvement social de très grande ampleur.
Mais on ne peut isoler ces évènements de l’histoire économique et sociale de la Ve République. Une Ve République créée en 1958, et au cours de laquelle crises économiques et revendications syndicales n'ont pas manqué. C'est donc à une histoire croisée de l'économie et du syndicalisme français, au cours de la Vème République, que nous invite aujourd’hui Eco d’ici Eco d’ailleurs grâce à de très nombreux sons d’archives et à l’analyse de deux universitaires.
(Rediffusion du 12 mai 2018).
Stéphane Sirot est historien, spécialiste de l'histoire et de la sociologie des grèves et du syndicalisme. Il enseigne à l'Université de Cergy-Pontoise. Il a publié en 2011 Le syndicalisme, la politique et la grève, aux éditions de l'Arbre bleu. Et 1884, des syndicats pour la République, en 2014, aux éditions de Bord de l'eau.
Benjamin Coriat est professeur d'économie à l'Université Paris 13. Il est, par ailleurs, membre du collectif des Economistes Atterrés.

L'un des bastions du monde ouvrier et du monde syndical en mai 1968, c'était Renault Billancourt aux portes de Paris. Ecoutez le reportage de David Baché qui a retrouvé des ouvriers de Renault qui avaient fait grève à l'époque.
REPORTAGE DAVID BACHE / RENAULT BILLANCOURT

Plus tard, en 1981, au sein de Renault, on pouvait trouver un militant à l'accent américain. Nathanaël London arrive en France, dans les années 1970, après un parcours de militant très actif contre la guerre du Vietnam et contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis. En 1981, il est recruté comme cariste, au bas de l'échelle. Il raconte son expérience de syndicaliste au micro de Jean-Pierre Boris.

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Pérou: une économie très informelle

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Lima, au Pérou, est en cette fin de semaine la capitale du continent américain. Un sommet des Amériques s'y déroule en présence des chefs d'État de la région. Les États-Unis sont représentés par leur vice-président Mike Pence et le Venezuela est absent, car son président Nicolas Maduro est persona non grata.
Côté péruvien, c'est aussi une bizarrerie. Le président élu en 2016, Pedro Pablo Kuyczynscki a été poussé à la démission, il y a trois semaines, pour une affaire de corruption. Lui a succédé le vice-président Martin Vizcarra. Un mauvais sort semble d'ailleurs poursuivre les dirigeants péruviens. Les deux prédécesseurs de Kuczynski sont l'un en fuite aux États-Unis, l'autre en prison au Pérou. Tous deux pour des affaires financières. L'argent semble donc au cœur de la politique péruvienne et l'argent, c'est ce qui nous intéresse à Eco d'ici Eco d'ailleurs. Pas seulement l'argent sale, mais aussi l'argent propre. Nous allons donc parler de l'économie péruvienne, de ce pays andin dont le sous-sol est si riche en minerais, dont la croissance a été très forte au cours de la dernière décennie, mais dont 70% de la population travaille dans le secteur informel.
(Rediffusion du 14 avril 2018).
Pour parler de tout cela, trois invités :
- Xavier Ricard Lanata, haut-fonctionnaire franco-péruvien et ancien directeur des partenariats internationaux de l'ONG CCFD-Terre Solidaire.
- Carolina Arce-Ortiz, Péruvienne et, en ce moment, en France où elle a repris des études d'économie après celles entreprises à Lima. Dans l'intervalle, elle a travaillé, a été analyste financière à la municipalité de Lima.
- Javier Herrera, en ligne depuis Lima où c'est actuellement le milieu de la nuit. Economiste à l'IRD, l'Institut français de recherche pour le développement.

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Economie russe: des soviets aux oligarques

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A l’heure où Vladimir Poutine entame son quatrième mandat, où en est l’économie russe ? Il y a vingt-cinq ans (1993) sous la houlette de Boris Eltsine, le pays des soviets devenait celui des oligarques. Entre l’hyperdépendance aux matières premières et le complexe militaro-industriel, l’économie russe peine à se doter d’un tissu de PME innovantes et performantes. Vladimir Poutine a promis d’améliorer le pouvoir d’achat de ses compatriotes. Peut-il y parvenir sans une économie diversifiée et dynamique ?
(Rediffusion du 31 mars 2018)
Voici les enjeux que nous abordons au cours de cette émission avec nos deux invités :
- Le publiciste et romancier Edouard Moradpour
- Le professeur d'économie à l’Inalco, l’Institut national des langues et civilisations orientales, et spécialiste des économies en transition, Julien Vercueil.

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Les mathématiques, la finance et le prix des choses (Rediffusion)

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Aujourd’hui, Eco d’ici Eco d’ailleurs s’attaque à un des aspects les plus compliqués de l’économie mondiale : le rôle qu’y jouent les mathématiques. Quel rôle jouent cette science et ceux qui la maîtrisent dans le fonctionnement des marchés financiers et dans la détermination des prix, c'est le thème de cette émission intitulée, « Les mathématiques, la finance et le prix des choses » et à laquelle participent trois invités :
- Nicolas Bouleau, mathématicien et philosophe, professeur émérite à l'Ecole des Ponts ParisTech où il a dirigé, pendant dix ans, le centre de mathématiques qui fut l'un des premiers en France à travailler sur les nouvelles méthodes de la finance. Il vient de publier, aux éditions de l'Atelier, un livre intitulé Le mensonge de la finance, sous-titre Les mathématiques, le signal-prix et la planète.

  • Didier Marteau, professeur d'économie à l'ESCP, une des grandes écoles de commerce à Paris. Il y enseigne l’économie monétaire et les marchés de capitaux. Il publie, avec le professeur Yves Simon, un livre intitulé Marchés dérivés de matières premières, aux éditions Economica.
  • Christian Walter, actuaire agrégé et philosophe, titulaire de la chaire « Ethique et Finance » du Collège d’études mondiales de la Fondation Maison des sciences de l’homme et chercheur associé au Centre de philosophie contemporaine de La Sorbonne. Ses travaux portent sur les modélisations mathématiques du risque financier et l’histoire de la finance mathématique. Son ouvrage Extreme Financial Risks and Asset Allocation (avec Olivier Le Courtois), aux éditions Imperial College Press, a reçu le prestigieux prix Kulp-Wright 2016 de l’American Risk and Insurance Association (ARIA). Sa page internet : → ici. (Rediffusion du 21 avril 2018). Trois reportages qui illustrent la place des mathématiques dans la finance :
  • Au Burkina Faso, les chiffres officiels de la campagne 2017-2018 ne sont pas encore connus. Mais les sociétés cotonnières ont les yeux fixés sur le cours des marchés. En fonction d'un prix de référence calculé en fonction du marché à terme de New York. La fibre de coton est vendue aux acheteurs par anticipation. Ce qui permet aux sociétés cotonnières de faire de bonnes affaires. Ecoutez ce reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Yaya Boudani à Ouagadougou.
  1. A Wall Street, en 2008, c'est la panique. Une énorme crise financière et économique est provoquée par l'explosion de la bulle des subprimes, des prêts immobiliers risqués. Ecoutez cet extrait d'un reportage diffusé au mois d'octobre 2008 et signé Muriel Paradon.

  2. En Amérique centrale, les producteurs de café figurent parmi les principaux bénéficiaires du commerce équitable en particulier au Costa Rica, où ils sont plus de 10 000. Mais, cette certification permet-elle de garantir un prix et une rémunération plus juste de ces paysans ? C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Léa Morillon à San José du Costa Rica.

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Révélations sur les mines artisanales africaines

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20% de la production minière mondiale est issue de ce qu'on appelle des « mines artisanales », des mines où l'on creuse de manière rudimentaire, sans grands capitaux. Sur la planète, 100 millions de personnes dépendent directement de cette activité pour gagner leur vie. La plupart des images qui nous parviennent de ces mines artisanales mettent en scène la misère des creuseurs, le très jeune âge de nombreux d'entre eux, et aussi le climat de violence qui entoure certains de ces gisements. Mais, ces images résument-elles la réalité ? Pas vraiment si l'on en croit une étude qui vient d'être publiée à Paris, par deux économistes, Rémi Bazillier et Victoire Girard. Ces deux économistes ont enquêté au Burkina-Faso et pour la première fois, cette étude dresse un bilan positif de l'impact économique de ces mines artisanales.
Nous allons donc parler de cette étude avec l'un des auteurs, Rémi Bazillier.
Avec :
- Rémi Bazillier, professeur d'Economie à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, spécialiste de l'économie du développement.
- Benjamin Nénot, consultant senior chez Synergy, un bureau d’étude qui conseille les entreprises qui interviennent dans des environnements difficiles, voire risqués. Il est, en particulier, spécialiste des questions minières.
Reportages diffusés pendant l'émission :
1 / Au Burkina Faso, des sites d'exploitation artisanale de l'or sont disséminés à travers tout le pays. Dans la commune de Guibaré, au centre nord du pays, les habitants du village de Karentenga exploitent une de ces mines. Mille, deux mille personnes ? Impossible de dire combien sont au travail. Il y a les jeunes du village, mais aussi des gens venus d'autres villes et des pays voisins. C'est un reportage signé Yaya Boudani sur la mine de Karentenga, commune de Guibaré, au Burkina-Faso.

2 / Voilà un autre exemple de mine artisanale. Au Mali cette fois-ci, près de la frontière avec la Guinée sur le site de Koflatié. Le Mali est le troisième producteur d’or d’Afrique. Son extraction représente 15% de son PIB et 70% de ses recettes d’exportation, grâce notamment à la présence de sites industriels. Plusieurs centaines de milliers de Maliens fouillent la terre pour tenter d’améliorer leur quotidien dans des conditions extrêmement pénibles. C'est un reportage signé David Baché.

3 / A Madagascar, pays connu pour son sous-sol riche en minerais, or, saphirs et autres pierres précieuses, la plupart des mines sont artisanales. Ce secteur informel emploie 500 000 personnes. Dans les années 90, la découverte de gisements de saphirs notamment dans le sud du pays, puis dans d'autres régions a déclenché des ruées vers ces terres aux apparences d'eldorado. Mais, les pierres précieuses de ces mines informelles sont loin de profiter aux mineurs artisanaux ou même à l'Etat malgache. Elles échappent au contrôle des autorités et à l’impôt et sont exportées illégalement vers l'étranger. C'est un reportage signé Laetitia Bezain à Antananarivo.

4 / Parmi les problèmes que posent en général les gisements miniers, qu'ils soient artisanaux ou industriels, il y a la pollution de l'environnement. Un exemple de mine artisanale qui pollue. Il y a cinq ans Julie Vandal, alors correspondante de RFI au Nigeria s'était rendue dans l'Etat de Zamfara, dans le nord-ouest du pays. En 2010, un empoisonnement au plomb avait provoqué la mort de 400 enfants. Et c'est l'utilisation de plomb par les mineurs artisanaux locaux, dans des gisements d'or, qui était à l'origine de ce drame. La dépollution de la zone a pris trois ans. Mais quand Julie Vandal et Awwal Janyau du service Hausa de RFI s'y sont rendus en 2013 donc, le problème n'était pas règlé. 

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L’empire américain contre le reste du monde

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Eco d'ici Eco d'ailleurs, c’est l'émission qui démonte les rouages de l'économie mondiale. Démonter les rouages de l'économie mondiale, c'est une formule que nous avons imaginée ici à RFI, une manière de dire qu'on cherche dans ce créneau horaire à expliquer le monde économique dans lequel nous vivons. Mais quelqu'un d'autre s'applique à démonter l'économie mondiale, et il faut comprendre par-là à la démonter à grands coups de massue, autrement dit à la démolir. Ce quelqu'un, c'est le président Donald Trump. Après les promesses de campagne, puis les menaces de la première année de mandat, le démagogue américain est passé aux actes : il a commencé à imposer des mesures douanières unilatérales. Le Mexique, le Canada, la Chine, les pays de l'Union Européenne sont la cible de cette politique. Tous ces pays réagissent avec des taxes douanières visant les Etats-Unis. Une escalade est en cours, une guerre commerciale démarre.
Vers quel désordre commercial allons-nous, dans quel désordre économique sommes-nous, tel est le sujet de cette émission, et pour cheminer dans le chaos qui nous guette, Jean-Pierre Boris a proposé à deux économistes habitués de cette émission de le rejoindre.
Avec :
- Véronique Riche-Flores, économiste indépendante
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- Vincent Vicard, économiste au CEPII, en charge du programme «commerce international».
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L'économie de la RDC au service de quelques-uns

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Aujourd’hui, nous sommes à Kinshasa, la capitale de la RDC, à la halle de la Gombé pour parler de l’économie de cet immense pays de 2,3 millions de kilomètres carrés, autant que tous les pays de l’Europe de l’Ouest, et seulement 80 millions d’habitants. La RDC, vous le savez, l’expression est souvent utilisée, c’est un scandale géologique. C’est un géologue belge qui l’aurait dit le premier au sujet du Katanga à la fin du XIXème siècle. Un pays très riche en minerais, une population très pauvre. C’est encore le cas aujourd’hui malgré un super-cycle des matières premières au début de cette décennie, et bien que la RDC contrôle l’essentiel des ressources mondiales d’un métal dont l’industrie a aujourd’hui grand besoin, le cobalt.
Nous allons donc nous demander pourquoi cette population reste pauvre, pourquoi le pays n'arrive pas à se développer avec trois invités que je vous présente maintenant.
- Hubert Mpunga est spécialiste d’économie internationale, ancien banquier, ancien collaborateur de la Banque Centrale de RDC. Il gère aujourd’hui la société Omega Vision.
- Al Kitenge est économiste et stratège. Il est directeur général de Innovation Task Force.
- Baraka Kabemba est consultant associé chez EY à Kinshasa.
 
Reportages diffusés pendant l'émission
1 / Pour beaucoup de Congolais, la vie quotidienne est un exercice de survie. Un reportage de David Baché à Lumumbashi dans un quartier populaire où une habitante s’est confiée à lui.

2 / Depuis un an, une équipe d’économistes mène des recherches dans la province du Sud-Oubangui. Parmi eux, le chercheur Etienne Le Rossignol de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne qui commence par décrire la ville de Gemena, capitale du Sud-Oubangui au micro de Jean-Pierre Boris.

3/ L’une des manières de survivre en RDC, c’est d’exploiter les immenses ressources du sous-sol. De nombreux « creuseurs » sont à pied d’œuvre dans la région du Haut-Katanga. Ils contribuent à mettre sur le marché 20% de la production nationale. Mais, leur situation est proche de l’esclavage. Un reportage de David Baché.
 

4 / Le 24 janvier 2018, le Parlement congolais a adopté un nouveau code minier. Parmi les principales mesures, l’augmentation des taxes dont doivent s’acquitter les grandes compagnies minières qui opèrent en RDC. Mais celles-ci résistent bec et ongles à cette mesure. Un reportage de David Baché.
 

5 / Les acteurs du secteur privé font face à de nombreux obstacles et pas seulement politiques. Ecoutez le témoignage au micro de David Baché du vice-président pour les PME de la FEC, la Fédération des entrepreneurs congolais. Dieudonné Kasembo est également administrateur-gérant de la Gecotrans, Générale du commerce et du transit, une société congolaise. 

 
 
 

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Les ennuis économiques d’Erdogan le répressif

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Le 24 juin 2018, auront lieu en Turquie des élections générales présidentielles et législatives. Ces élections ont été anticipées par le président Erdogan. Certains analystes font le lien avec la dégradation de la situation économique turque. Depuis plusieurs mois, la livre turque perd du terrain par rapport au dollar, renchérissant les prix. La situation des finances publiques se dégrade. Quant à la population, elle ne peut que constater la baisse de son pouvoir d'achat en raison d'une inflation qui accélère. Pourquoi cette dégradation générale. Comment la conjoncture géopolitique régionale affecte-t-elle l’économie turque ?
Deux économistes répondent à ces questions au micro de Jean-Pierre Boris :
- Deniz Unal est économiste au CEPII, le Centre d'études prospectives et d'informations internationales, l'un des grands centres de recherche économique français. Elle est responsable des « profils pays », une base de données par pays très utile à tous ceux qui ont besoin de données fiables. Deniz Unal publie en ce moment sur le blog du CEPII en partenariat avec le site internet The Conversation, une série d'articles consacrés à l’économie turque
- Deniz Akagül enseigne l'économie à la Faculté de sciences économiques et sociales de Lille. Il est membre du Comité éditorial de la revue Anatoli du CNRS. Parmi ses nombreuses publications, un livre intitulé « La Turquie, d'une révolution à une autre », aux éditions Fayard, en 2013.
► La hausse des prix
La hausse des prix, c’est un problème évidemment pour les consommateurs turcs. L’inflation dépasse les 10 %. Les combattre est une priorité, a déclaré le vice-Premier ministre Mehmet Simsek. Ecoutez ce reportage Eco d’ici Eco d’ailleurs signé Camille Lafrance à Istanbul.

► La chute de la livre turque
La monnaie turque a connu une crise mi-mai et perdu en quelques jours plus de 10 % de sa valeur face au dollar. Une panique suscitée notamment par les propos du président Erdogan qui promettait de garder la main sur la Banque Centrale s’il été réélu. Des propos qui ont poussé le FMI à déclarer qu’il était nécessaire de réaffirmer l’indépendance de la Banque centrale vis-à-vis du pouvoir. Cette dernière a finalement eu le dernier mot… mais pour combien de temps ? Si la monnaie nationale a entamé un redressement, sa stabilisation à terme pose question. C’est un reportage Eco d’ici Eco d’ailleurs signé Camille Lafrance à Istanbul.

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Karim Sy, Champion de l'Internet africain, Grand Invité de l'Économie

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Karim Sy est le grand invité de l’économie RFI/Jeune Afrique de ce mois. De nationalité malienne, sénégalaise et libanaise, ayant grandi en Éthiopie, en Côte d’Ivoire, fait ses études supérieures au Québec, Karim Sy incarne l’Afrique mondialisée. D’autant plus qu’il est un des pionniers d’Internet. Il est en particulier le promoteur des Jokkolabs, un des tous premiers lieux consacrés à l’innovation en Afrique francophone. Au micro de Julien Clémençot (Jeune Afrique) et de Jean-Pierre Boris (RFI), il revient sur son activité d’entrepreneur, sur la place que doit occuper Internet dans l’industrialisation du continent africain. Karim Sy est également interrogé sur sa participation au Conseil présidentiel pour l’Afrique créé pour conseiller Emmanuel Macron et dont il est membre.