La visite d’Etat d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis n’a pas dissipé les craintes quant à la politique commerciale de Donald Trump. Non seulement, le président américain maintient la tonalité protectionniste de ses déclarations et tweets mais en plus il est passé à l’acte en imposant des taxes douanières sur l’acier et l’aluminium. L’Europe, le Mexique, le Canada sont exemptés. Mais Berlin redoute que ces exemptions, concernant l’Europe, ne durent guère. Vu de Washington, il ne fait pourtant guère de doute que la principale puissance visée par le président américain est la Chine. A terme, c’est le rapport de force entre les deux grandes puissances mondiales dans les prochaines décennies qui est en jeu. Pour évoquer ce dossier vital et donner des clés de compréhension, Jean-Pierre Boris a invité Sébastien Jean, le directeur du CEPII.
Le CEPII fête ses quarante ans d’existence et publie à cette occasion un livre électronique qui illustre 40 ans de mondialisation en 40 graphiques.
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Reportages d' Eco d’Ici Eco d'ailleurs
Donald Trump a mis en place toute une série de mesures protectionnistes. Celles qui ont fait le plus de bruit sont les taxes douanières sur l'aluminium et sur l'acier. Ecoutez le reportage qu'avait réalisé notre correspondante Anne Corpet lors de la promulgation de ces mesures, le 8 mars dernier. On est dans le bureau ovale de la Maison Blanche.
Reportage promulgation / Anne Corpet

Donald Trump fait planer la menace d’une guerre commerciale avec la Chine. Notre correspondant en Californie, Eric de Salve, est allé demander à un représentant de la communauté chinoise du China Town de San Francisco, comment elle perçoit les offensives tarifaires et douanières du président américain contre Pékin
Reportage San Francisco / Eric De Salve

Donald Trump veut-il mettre un terme à la globalisation ? La réponse de l’ancien directeur général de l’OMC, Pascal Lamy

A Pékin on semble lâcher un peu de lest. Un exemple : jusqu’à présent, pour produire des voitures en Chine, les constructeurs étrangers devaient créer une coentreprise avec un partenaire local (avec une participation 50:50%). Une mesure dénoncée comme « protectionniste » par Donald Trump. Or, à la surprise générale, Pékin vient d’annoncer la levée de cette restriction d’ici 2022 et même cette année déjà pour les véhicules électriques. Est-ce une réponse à la menace américaine d’une guerre commerciale ? Dans les allées du Salon de l’Automobile, qui vient d’ouvrir ses portes à Pékin, les fabricants accueillent la nouvelle avec prudence. Un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé d’Heike Schmidt :
Reportage Pekin Automobile / Heike Schmidt

Malgré cela, tout le monde, sur l'échiquier mondial, ne semble pas trop concerné par ce qui se passe entre la Chine et les Etats-Unis. Exemple avec l'Argentine, gros producteur de soja, concurrençant ainsi les géants américains et brésiliens du secteur mais qui ne semblent ne craindre les conséquences ni espérer les retombées d'un embargo chinois sur le soja américain. Un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Aude Villiers à Buenos-Aires
Reportage Soja argentin / Aude Villiers