Cette semaine, a eu lieu à Davos, le grand rendez-vous mondial de l'univers de la finance, de l'industrie, de l'économie. Coïncidence, les marchés boursiers mondiaux volent de records en records, surtout aux Etats-Unis.
En même temps, un objet monétaire pas très bien identifié bat lui aussi des records : c'est le bitcoin, monnaie virtuelle hautement spéculative. C'est donc l'euphorie. Alors, les mesures prises après la crise de 2008 ont-elles généré un monde sans crise, sans bulles, sans excès, où les banques financeraient l'économie, où les investisseurs privés seraient devenus vertueux, et où les fonds spéculatifs auraient disparu ? Sommes-nous dans un monde idéal ? Telles sont les questions posées aux deux invités d’Eco d’ici Eco d’ailleurs :
- Véronique Riche Flores, économiste indépendante
- Christophe Nijdam, spécialiste des questions bancaires. Spécialisation acquise au fil des années en étant banquier en France et aux Etats-Unis. Il est aussi membre indépendant d'un conseil de représentants du secteur bancaire, au sein de l'autorité bancaire européenne. Christophe Nijdam vient de publier, aux éditions Les liens qui libèrent, un ouvrage intitulé Calculatrix, une somme d'astuces et de stratégies pour réapprendre à effectuer des calculs parfois complexes.
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Les banques centrales ont pour mission ultime de réguler les marchés monétaires. Or, les crypto-monnaies contournent ces institutions. Ecoutez ce reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs au cœur de la planète bitcoin signé Ariane Gaffuri.

La frappe de la monnaie subit les conséquences des nouvelles technologies. Dans le sud-ouest de la France, à Pessac, à une dizaine de kilomètres de Bordeaux, l’usine de la Monnaie de Paris produit 6 millions de pièces chaque jour, des euros et de la monnaie étrangère. Son activité jusqu’ici florissante connaît pourtant un déclin depuis quelques années à cause de l’essor des moyens de paiement dématérialisés. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Elie Abergel.