Eco d'ici Eco d'ailleurs

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RFI - Jean-Pierre Boris

Chaque samedi, Jean-Pierre Boris ouvre les grands dossiers de l’actualité économique française, africaine et internationale. Avec les spécialistes du service Economie de RFI et les meilleurs experts, il identifie les lignes de force de la vie économique mondiale. La globalisation, l’émergence du continent africain, les mutations technologiques, les crises internationales, et leur impact sur les situations économiques locales et sur les populations sont au programme d’Eco d’Ici, Eco d’Ailleurs.

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La Chine, économie de moyenne aisance

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Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle édition d'Eco d'ici Eco d'ailleurs, l'émission qui démonte les rouages de l'économie mondiale.
Nous sommes à l'Université d'Auvergne, à Clermont-Ferrand, où se déroule pendant deux jours la 11ème conférence internationale sur l'économie de la Chine.
Cette conférence est organisée conjointement par l'Institut de Recherche sur l'Economie de la Chine, au sein de l'Université d'Auvergne et par le centre chinois pour les études économies de l'Université Fudan à Shanghai. Des chercheurs du monde entier sont là. Ils ont fait le déplacement de Chine, d'Australie, des Etats-Unis, de Singapour, de Grande-Bretagne, d'Allemagne.
Cette conférence coïncide avec le Congrès du Parti communiste chinois qui a démarré mercredi dernier (18 octobre 2017). A la fin de cette réunion, les 2300 dirigeants du PC chinois auront renouvelé le mandat du président Xi Jing Ping et conforté un pouvoir absolu.
A l'orée de ce nouveau mandat, où en est exactement l'économie chinoise ? Où va-t-elle ? Pourra-t-elle continuer longtemps à se développer au rythme officiel de 7% ? Cette croissance se fait-elle de la même manière pour tout le monde ? La lutte contre la pollution est-elle un frein à la croissance ou un facteur de réorientation ?
Telles sont les questions dont débattent les invités réunis par Jean-Pierre Boris.
Avec :
- Mary-Françoise Renard, professeur à l'Ecole d'Economie de l'Université Clermont-Auvergne, responsable de l'IDREC, l'Institut de recherche sur l'économie de la Chine au CERDI, le Centre d'études et de recherches sur le développement international.
- Barry Naughton, professeur d'Economie à l'Université de San Diego en Californie.
- Eric Girardin, professeur d'Economie à l'Université Aix-Marseille, spécialiste de l'économie chinoise.
Les reportages Eco d’ici diffusés pendant l'émission :
1/ - Le rôle de l'Etat, on le mesure à ce qui se passe dans le secteur industriel. Exemple avec le marché automobile. Le marché chinois est le premier au monde et depuis 2015, le marché numéro 1 de la voiture verte, grâce aux subventions publiques. A partir de 2019, le gouvernement imposera même des quotas qui mettent les constructeurs chinois et (surtout !) étrangers devant des défis colossaux. Reportage de Heike Schmidt à Pékin.

2 / Pour le spécialiste Jean-François Dufour de Montsalvy Consulting, auteur d'une brochure intitulée « Chine, le paradoxe des réformes », on va peut-être assister à une crise bancaire dans les mois qui viennent. On l’écoute.

3 / Pour réorienter son économie, la Chine doit trouver d’autres secteurs de croissance. Et pour cela, le pouvoir chinois compte beaucoup sur le digital. D’après un livre blanc, publié par Pékin, d’ici 2030, l’économie numérique devrait représenter plus de la moitié du PIB chinois. Pour favoriser l’innovation, deux programmes gouvernementaux ont été lancés : « Made in China 2025 » et « Internet Plus » et les villes elles aussi sont très actives. Pékin, mais aussi Shanghai notamment comptent de nombreuses start-up qui se consacrent au numérique. Reportage d’Angélique Forget à Shanghai.

 

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A Francfort, le monde de l’édition face au défi d’Internet

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Nous avons quitté les berges de la Seine près de Paris pour celle du Main, au coeur de la ville allemande de Francfort. Nous y sommes, sur le stand du Centre national du livre, parce que s'y déroule, comme tous les ans à cette époque, la Foire internationale du livre de Francfort et que cette année, la France est l'invitée d'honneur.
Cette foire est très particulière dans la mesure où ceux qui en fréquentent les allées sont des professionnels, des écrivains, des éditeurs, des imprimeurs peut-être, des distributeurs. C'est l'endroit idéal pour prendre le pouls du marché international du livre, savoir comment il résiste à la vague numérique, ou s'il en profite, et comment se répartissent les gains entre les différents acteurs.
Thèmes que Jean-Pierre Boris aborde avec les invités suivants :
- Alain Mabanckou est écrivain et enseignant. Il est né à Pointe-Noire au Congo-Brazzaville. Il enseigne la littérature francophone et subsaharienne à l'université de Californie. Son dernier roman paru au Seuil Petit piment en 2015. Au mois de février 2017, les Editions du Seuil ont publié un livre collectif qu’il a dirigé sous le tître Penser et écrire l'Afrique aujourd'hui.
- Manfred Metzner vit dans la très jolie ville de Heidelberg où il y a presque 40 ans, il a fondé la maison d'édition Das Wunderhorn.
- Michel Choueiri dirigeait, jusqu’à il y a peu, la librairie El Bourj à Beyrouth. C’est un des fondateurs de l'association internationale des libraires francophones. Il est actuellement directeur des partenariats Editeurs et Librairies, dans une maison qui s'appelle Bookwitty.
- Pierre Dutilleul est le directeur général du Syndicat national de l'édition à Paris.
Les reportages Eco d’ici diffusés pendant l'émission :
- A Francfort, il y a bien sûr les grands éditeurs français mais aussi de petites maisons qui font œuvre de pionnières en publiant des auteurs moins connus. C’est le cas de « Le Tripode » dont le directeur, Frédéric Martin, nous explique les raisons de sa présence à cette grande Foire du livre.

  • L’essor d’Internet a-t-il nui à l’économie de l’édition ou, au contraire, a-t-il permis de mieux diffuser et vendre les livres ? Quel meilleur endroit pour en constater les conséquences que la Californie, la patrie d’Internet ? C’est ce que nous faisons tout de suite avec ce reportage Eco d’ici Eco d’ailleurs signé Eric de Salve à San Francisco.

  • En Afrique, le marché du livre est souvent balbutiant. Les difficultés sont nombreuses. Le constat avec ce reportage signé Stéphanie Aglietti à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

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John Nsana Kanyoni, Grand invité de l’économie

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Vice-président de la Chambre des mines de RDC, John Nsana Kanyoni est le grand invité de l’économie RFI Jeune Afrique. Il répond aux questions de Frédéric Maury (Jeune Afrique) et de Jean-Pierre Boris (RFI). Au centre de cette émission, les questions de transparence dans la gestion des affaires minières de RDC.
⇒ John Nsana Kanyoni [ Extraits Vidéos ]

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Et la richesse ruissela

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Depuis qu'il s'est lancé dans la course à la présidence, avec le succès qu'on sait et depuis son élection, Emmanuel Macron a fait des baisses d'impôts pour les plus aisés et pour les entreprises un axe important de sa politique économique. Certes, on ne peut pas réduire la politique du gouvernement à ce ciblage. N'empêche, cela rappelle férocement ce que dans le monde anglo-saxon on appelle «Trickle down Economics», et qu'on traduit en français d'une expression poétique «le ruissellement de la richesse».
Pour faire court, plus les riches ont de moyens, plus ils dépensent et investissent au bénéfice de tous, tirant les revenus de toute la population vers le haut. Peut-on vraiment dire de la politique du président français qu'elle s'inspire de cette philosophie ? Que penser en général et à la lumière des expériences du passé, aux Etats-Unis par exemple, de cette politique ? Le ruissellement de la richesse a-t-il joué un rôle dans l'émergence de nouvelles nations ? Quand les inégalités explosent, est-ce parce que les richesses ne ruissellent pas assez ?
Voilà les questions que je vais poser aux trois invités de Jean-Pierre Boris.
Avec : 
- Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, enseigne à l'Ecole Normale Supérieure. Il a publié en 2016, chez Odile Jacob, un livre intitulé «Tous rentiers, pour une autre distribution des richesses». 
- Thierry Philipponnat, directeur de l'Institut Friedland, le centre de réflexion de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris. Il a publié, cette année, un livre intitulé «Le capital de l'abondance à l'utilité», aux éditions Rue de l'Echiquier.
- Philippe Waechter, directeur de la Recherche économique chez Natixis Asset Management.

Les reportages Eco d’ici diffusés pendant l'émission :
L'un des premiers à avoir eu recours sciemment à la politique du «ruissellement des richesses», c'est Ronald Reagan aux Etats-Unis. Pour Nous en parlons avec le correspondant de RFI à Washington, Pierre-Yves Dugua.
Là où il y a des très riches, y a-t-il forcément des retombées pour les moins riches ? En Russie, les grosses fortunes se portent bien. Selon Forbes, le nombre de milliardaires y est passé de 77 à 96, cette année. Au mois d’avril, à l’occasion de la publication de son classement annuel, le magazine précisait que la fortune cumulée des 200 Russes les plus riches s’élève à 460 milliards de dollars – une hausse de 100 milliards par rapport à l’année précédente. Mais, la situation économique en Russie se caractérise également par une progression sensible de la pauvreté.  Un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Etienne Bouche.
En Inde, la discrimination entre castes est encore une réalité, elle touche surtout les anciens intouchables, qu'on appelle les DALITS. Ils sont nombreux, c'est 16% de la population et ils sont considérés impurs par les hindous orthodoxes. Ce qui les cantonne dans les métiers les plus sales et dégradants. Mais une petite élite d'entrepreneurs Dalits émerge et aide les autres à s'en sortir. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Sébastien Farcis.
 

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Cela cloche chez Angela

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Ce dimanche 24 septembre 2017, les électeurs allemands se rendent aux urnes pour des élections législatives, dont Angela Merkel devrait sortir une nouvelle fois vainqueur. Sauf surprise majeure, la chancelière allemande se succèdera à elle-même pour un nouveau mandat, le quatrième de quatre ans. Quatre, ce pourrait être un chiffre symbolique puisque l'Allemagne est la quatrième puissance économique mondiale et que le chômage tourne autour de 4%.
Tous les bons esprits soulignent la réussite économique de la puissante Allemagne. Symbole du rôle majeur que le pays joue dans l'économie européenne, c'est à Francfort que se trouve le siège de la Banque Centrale Européenne. Et c'est vers Berlin que tous les yeux se tournent quand une question économique importante doit être prise dans la zone euro.
Pour un peu, l'Allemagne passerait pour avoir une économie de rêve, pour être le modèle absolu, et on l'a longtemps cru en France où la référence au modèle allemand était une constante du débat public. Mais, ce n'est peut-être plus aussi vrai. La puissante Allemagne donne des signes de faiblesse. Infrastructures en mauvais état, scandale du diesel, population vieillissante, qu'est-ce qui cloche chez Angela ?
C'est la question posée tout au long de cette émission par Jean-Pierre Boris aux trois invités de cette émission.
- Rémi Lallement est économiste à France Stratégie. Il réalise des travaux d’analyse économique, de prospective et d’évaluation des politiques publiques, concernant l’innovation, l’industrie et les relations internationales (en particulier sous l’angle franco-allemand)
- Guillaume Duval est rédacteur en chef d’Alternatives Economiques et auteur d’un livre intitulé « Made in Germany, le modèle allemand au dela des mythes »
- Anne-Laure Delatte, directrice adjointe du CEPII.
 
Reportages diffusés pendant l'émission :
1 / L'un des grands ratages allemands, ces dernières années, c'est le fiasco qui entoure la construction de l'aéroport de Berlin. Allons voir de plus près ce qui se passe là-bas. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Nathalie Versieux à Berlin.
2 / Le test comparatif de la solidité des deux économies, la française et l'allemande, les frontaliers français la font tous les jours. A Strasbourg, on compte 10% de chômeurs... notamment chez les populations jeunes et dans les quartiers prioritaires. Juste en face, dans le Bade-Wurtemberg (Baden Wurtemmbergue): le territoire de l'Ortenau en Allemagne, même bassin de vie et d'emploi que la région strasbourgeoise, mais 3,5 % de chômeurs. Et cette situation profite aux transfrontaliers. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Yassine Khelfa M'Sabah.
 
3 / Il y a un secteur où la compétitivité allemande va peut-être être mise en défaut. C'est le secteur automobile. Deux ans tout juste après le début du scandale des moteurs diesel truqués, les constructeurs allemands étaient très attendus au Salon de l'automobile qui se déroule en ce moment à Francfort. Sous une triple pression économique, politique et écologique, Volkswagen, BMW et Mercedes devaient montrer des gages de bonne volonté, en promouvant notamment les véhicules électriques. Ce qu'ils ont fait, tout en affichant leur réticence. Un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Aurélien Devernoix.
 
 
 

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Economie mondiale: tout va bien !

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Nous sommes submergés par les catastrophes. Au Bangladesh, au Niger, dans les Caraïbes, en Floride, le ciel est tombé sur la tête des hommes. Des morts, des dégâts qui se chiffrent en milliards de dollars ou d'euros, et l'annonce de catastrophes ultérieures pour cause de réchauffement climatique. Sans être maladivement pessimiste, on pourrait penser que tout va mal. Et pourtant, c'est inexact. En tout cas sur le plan économique.
Car la planète semble s'être remise de la grande crise de 2008. Les taux de croissance ont recommencé à décoller. Aux Etats-Unis, des records sont battus. En Europe, même la Grèce est sortie de sa récession. En Afrique, le Nigeria et l'Afrique du Sud aussi. Alors, quelle est la mesure de ce mieux ? Se fait-il au bénéfice de tous ou de quelques-uns ? Quels sont les ingrédients qui ont permis aux économies les plus diverses de retrouver le chemin du développement ? Quel rôle ont joué les banques centrales ? Et quid des politiques gouvernementales ?
Toutes ces questions, et bien d'autres, pour les deux invités d’Eco d’ici Eco d’ailleurs :
 
Avec :
- Benjamin Coriat, professeur d'Economie à l'Université Paris XIII, spécialiste d'économie industrielle de l'innovation et membre du collectif des économistes atterrés
- Stéphane Colliac, économiste senior chez Euler-Hermes, un spécialiste de l'assurance-crédit qui est une filiale du géant allemand de l'assurance Allianz.
► Autres Eléments
1 / L’amélioration grecque
Dans la foulée de la crise mondiale, éclatait la crise grecque en 2009. On découvrait l'énorme déficit des comptes publics grecs. En retour, des plans d'austérité très durs pour la population. Aujourd'hui, le gouvernement table sur une croissance de 1,8% pour 2017, et le chômage toujours très élevé a brutalement reculé le mois dernier. Ecoutez ce reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Charlotte Stievenard à Athènes.

2 / Le plein emploi canadien
Le Canada est le pays du G7 avec la croissance la plus importante, 4,5 % depuis le début de l’année 2017. Les exportations vers les Etats-Unis se portent bien, grâce notamment à un faible taux de la devise par rapport au billet vert. Les consommateurs semblent confiants, et investissent beaucoup dans l’immobilier. Au Québec, le nombre de chantiers a augmenté de 11% en un an, à la grande satisfaction des entrepreneurs locaux. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Pascale Guéricolas.

3 / Un rapport de la CNUCED
La Cnuced, la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement vient de publier un rapport très sévère sur la mondialisation. On y parle d'hyper mondialisation et de grandes entreprises qui raflent la mise. Ecoutez ce qu'en dit l'économiste Rachid Bouhia, un des auteurs de ce rapport.

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Le tourisme, nouvelle religion

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Il y a quelques semaines, les autorités françaises se réjouissaient du retour des touristes dans les rues de Paris. Rares sont les gouvernements, à ne pas tout faire pour attirer les touristes. Quand ils désertent, comme après les attentats du mois de novembre 2015 à Paris, hôteliers et restaurateurs pleurent misère.
Des économies entières peuvent être affectées comme en Tunisie, après les attentats de Sousse au mois de juin 2015.
En même temps, ce phénomène suscite l'irritation croissante des habitants de Venise, de Barcelone, ou de Bali en Indonésie. Dans la capitale catalane, la maire a pris des mesures pour essayer de réduire cet afflux qui renchérit le coût du logement. C'était avant l'attentat des Ramblas, le 17 août 2017.
On n'en est pas tout à fait là dans les pays en développement. Nombre d'entre eux entendent fonder leur développement sur les devises générées par le tourisme. Est-ce un bon choix ? Les emplois générés sont-ils pérennes ? L'aménagement du territoire qui en découle, ne privilégie-t-il pas le court terme ? Le tourisme, n'est-ce pas la richesse des pauvres ? Le tourisme, facteur de développement ou de mal-développement ?
Voici les questions abordées par Jean-Pierre Boris avec les deux invités de l’émission.
Avec :
- Maria Gravari Barbas, professeure de géographie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directrice de la chaire UNESCO « Tourisme, Culture, Développement ».
- Mondher Sahli, professeur associé d’économie à l’Université Victoria de Wellington, Nouvelle-Zélande, spécialiste d’économie du Tourisme.
► Autres Eléments
1 / Au Sénégal, les autorités ont l’ambition de faire du pays une grande destination touristique après des années de baisse du nombre de vacanciers. Des projets d'infrastructures visent ainsi à désenclaver certaines régions à fort potentiel touristique… mais à Dakar, les opérateurs des lieux fréquentés traditionnellement par les touristes se plaignent de la baisse continuelle de la fréquentation. Et des retombées sur les finances des habitants.
Reportage de Lou Garçon à Dakar

2 / Selon l’Organisation mondiale du Tourisme, l’Amérique latine est la région où la croissance du tourisme a été la plus forte, ces dernières années. De 2007-2008 jusqu’en 2014, l’Equateur a vu ses chiffres de fréquentation touristique progresser de 10% l’an, grâce en partie à une forte activité de promotion. La tendance s’est inversée il y a trois ans, et l’Equateur cherche aujourd’hui son chemin entre tourisme massif et tourisme élitiste. Un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Eric Samson à Quito.

3 / L'Indonésie est le plus grand archipel du monde. Il y a plus de 16.000 îles et Bali est de loin la plus touristique d’entre elles. Ce qui tend à transformer cette petite île bouddhiste, ornée de temples et de rizières, en un immense ‘village-vacances’.
L’argent que génère ce tourisme de masse aiguise toujours davantage l’appétit des investisseurs. Et ils cherchent à multiplier les investissements touristiques parfois contre la volonté de la population locale. C’est le cas dans le sud de l’île, du côté de la baie de Benoa. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Joël Bronner, à Bali en Indonésie.

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Bruno Mettling, Grand invité de l'Economie

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Pour son émission de rentrée, Eco d’ici Eco d’ailleurs reçoit Bruno Mettling, PDG d’Orange Afrique. Bruno Mettling est le Grand invité de l’Economie RFI/Jeune Afrique. Au micro de Jean-Pierre Boris (RFI) et de Julien Clémençot (Jeune Afrique), Bruno Mettling s’explique sur la stratégie de développement de l’opérateur français en Afrique, sur les difficultés qu’il rencontre face à la concurrence des géants de l’Internet, et sur les relations que les patrons français entretiennent avec les pouvoirs publics africains.

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Faut-il un plan Marshall pour l'Afrique?

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La semaine dernière, Eco d’ici Eco d’ailleurs s’intéressait à l'économie ivoirienne, à l'occasion de l'escale parisienne du président ivoirien Alassane Ouattara. Après cette escale, le chef de l'Etat ivoirien a poursuivi son périple européen par un déplacement à Berlin. Berlin où se tenait la conférence sur le partenariat du G20 avec l'Afrique. Neuf chefs d'Etats africains avaient fait le déplacement, à l'invitation de la chancelière Angela Merkel. Cette idée de plan Marshall pour l'Afrique chemine depuis de longs mois. Au mois de juillet 2015, le président guinéen Alpha Condé l'évoquait déjà. Quatre mois plus tard, on retrouvait l'expression dans la bouche du président Issoufou du Niger.
Alors un plan Marshall pour quoi faire ? Avec quels moyens ? Financés par qui ? Conçu par qui ? Pour le bien de qui ? Voilà quelques-unes des questions posées par Jean-Pierre Boris aux trois invités de l’émission.
(Rediffusion du 24 juin 2017).
- Chérif Salif Sy, économiste sénégalais, ex-ministre au Cabinet du président de la République sénégalaise, ancien directeur général de l'ANCAR, l'Agence nationale de conseil agricole et rural.
- Grégoire Rota-Graziosi, directeur du CERDI, le Centre d'études et de recherches sur le développement international, de réputation mondiale qui est installé à Clermont-Ferrand.
- Armelle Lecomte, porte-parole de l'ONG Oxfam France pour les questions énergétiques et climatiques.
 ►Autres éléments diffusés
1 / Le plan Marshall remonte à 1947, deux ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'Europe est dévastée et éprouve d'énormes difficultés à se reconstruire. Le 5 juin 1947, dans les locaux de l'Université de Harvard, le secrétaire d'Etat américain Georges Marshall prononce ce qui entrera dans l'Histoire comme le discours du commencement.

2 / A Madagascar, la Banque mondiale est un des plus gros bailleurs de fonds du pays. En janvier 2017, Makhtar Diop, vice-président de la Banque pour l'Afrique, a annoncé l'octroi de 1,3 milliard de dollars à la Grande Ile pour lutter contre la malnutrition et améliorer l'accès à l'électricité. Car seulement 14% des Malgaches sont raccordés au réseau électrique. Et pour ceux qui y ont accès, le service est très loin d'être satisfaisant. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Laetitia Bezain à Antananarivo.

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L’économie ivoirienne sur la corde raide

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Le président Alassane Ouattara était, il y a quelques jours, à Paris au Palais de l'Elysée pour rencontrer Emmanuel Macron. A l'issue de cette entrevue, les deux hommes ont fait une déclaration à la presse. Emmanuel Macron a complimenté son hôte pour les bons résultats de l'économie ivoirienne. Dans sa réponse, le président ivoirien n'a pas dissimulé que son pays faisait face à quelques turbulences.
C’est que, depuis l'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara en 2010, le pays semble être entré dans une spirale économique vertueuse. Cela s'est traduit jusqu'à cette année 2017 par une croissance du Produit Intérieur Brut frôlant les 10%. Mais, la baisse des cours du cacao, dont le pays est le premier producteur mondial a porté un premier coup. Puis, sont venues les mutineries, ces derniers mois, et il a fallu sortir le chéquier pour faire rentrer les soldats dans les casernes. Moins de rentrées et plus de dépenses, cela a suffi pour faire planer le doute sur la réussite du modèle ivoirien. Alors, quel est ce modèle ? La croissance de ces dernières années a-t-elle profité à tout le monde ? La Côte d'Ivoire peut-elle échapper à l'économie de la rente basée sur la production de cacao, café, coton ? Le pays est-il en train de s'endetter dangereusement ?

Voilà les questions de Jean-Pierre Boris aux deux invités de l’émission :
- Gervasio Semedo, maître de conférences à la Faculté d'économie de l'Université Pierre Rabelais, à Tours, consultant auprès de la CEDEAO.
- Gilles Dufrénot, professeur d'Economie à l'Université Aix-Marseille, également chercheur au CEPII.

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Migrants: coûts et avantages pour les pays d'accueil

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La question migratoire a envahi le champ politique. C’est vrai en France, où c’est une thématique de toujours du Front national. C’est le cas aussi en Allemagne, où la chancelière Angela Merkel durcit le ton contre les immigrés clandestins. C’est également le cas aux Etats-Unis, où Donald Trump fait la chasse aux migrants illégaux et donne les pleins pouvoirs à la police. L’un des principaux arguments de ces politiques, c’est que la présence des immigrés contribue à faire augmenter le chômage des locaux, et coûte cher au pays qui les accueille. Mais, les économistes s’expriment rarement en public sur cette question à laquelle ils consacrent pourtant de nombreuses recherches. Eco d’ici Eco d’ailleurs en reçoit aujourd’hui trois pour approfondir le sujet.
- El Mouhoub Mouhoud est professeur d'Economie à l'Université Paris-Dauphine, spécialiste de la mondialisation et des migrations internationale. Il publie aux éditions Fayard un livre intitulé «L'immigration en France, mythes et réalités».
- Flore Gubert dirige le département Sociétés de l'IRD et est chercheuse au DIAL, un laboratoire de recherches sur la mondialisation et le développement. C’est une spécialiste des questions migratoires. Un de ses derniers travaux pour le compte de l'OCDE s'intitule «Est-ce que l'Union européenne est attractive pour les migrants potentiels?».
- Jean-Christophe Dumont dirige la Division des migrations internationales à l'OCDE. 
Reportages diffusés pendant l'émission :   

1 / Les immigrés, une main-d’œuvre bon marché en Turquie 
En Turquie, les Syriens sont officiellement plus de 2,7 millions. Moins de 10% d’entre eux vivent dans des camps. La grande majorité se débrouille seule et doit gagner son pain pour survivre. Une main-d’œuvre bon marché parfois perçue comme une concurrence déloyale par les Turcs, surtout dans un contexte de déclin économique à la suite de la tentative de coup d’Etat. Si ces migrants peuvent contribuer à l’enrichissement du pays, les mesures concrètes d’intégration manquent encore. Ecoutez ce reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Camille Lafrance à Istanbul.   
 

2/ En Allemagne, l’apprentissage de la langue avant l’emploi
L'économie allemande a été dopée par l'arrivée des réfugiés syriens. Grâce à leur présence, ce sont des chiffres officiels, le Produit Intérieur Brut a connu une croissance d'un 1/2% de plus que ce qui était prévu, en 2016. 140.000 demandeurs d'asile, arrivés de longue date dans le pays, ont trouvé un emploi. Mais, l'intégration sur le marché du travail sera longue et semée d'embûches pour les derniers arrivés, qui sont 340 000 à chercher un poste. Ils doivent d'abord apprendre l'allemand. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Nathalie Versieux à Berlin.                                                                                                                                                             

3 / Les regrets des agriculteurs californiens
Aux Etats-Unis, après ses promesses de campagne, Donald Trump est passé aux actes. Il vient de renforcer la politique de contrôle des étrangers. Tout migrant, d'abord clandestin, qui pourrait présenter un danger pour la sécurité nationale aux yeux des officiers de police pourra être expulsé. Ces mesures inquiètent dans la Central Valley en Californie. La région est le jardin potager des Etats-Unis, et les agriculteurs blancs commencent à regretter d’avoir voté Donald Trump. Ecoutez ce reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Nicolas Champeaux à Central Valley.
 
 
 

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Sylviane Guillaumont Jeanneney, Grande Invitée de l'Economie

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Sylviane Guillaumont Jeanneney est la Grande Invitée de l’économie RFI Jeune Afrique. Co-fondatrice en 1976 du Centre d’Etudes et de Recherche en Développement International (CERDI) au sein de l’Université d’Auvergne, à Clermont-Ferrand, Sylviane Guillaumont Jeanneney et son mari Patrick Guillaumont ont formé des générations de chercheurs et d’économistes, dont environ 2000 exercent aujourd’hui au sein des grandes institutions financières interntionales.
Sylviane Guillaumont Jeanneney est aussi membre du Conseil d’Administration de l’Agence Française de Développement.
Répondant aux questions de Frédéric Maury (Jeune Afrique) et de Jean-Pierre Boris (RFI), elle s’exprime longuement sur les difficultés économiques de la région sahélienne, sur la lente intégration commerciale de l’Afrique et sur l’implication croissante de la Chine.
Ci-dessous, la vidéo de la 2ème partie de l'émission:

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Les nouvelles routes de la soie: la Chine consolide son empire

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Eco d’ici Eco d’ailleurs part, cette semaine, sur les nouvelles routes de la soie. Route de la soie, c'est un nom très poétique qui fait allusion à l'entrelac de routes commerciales qui partaient de Chine pour aller vers l'Europe. On y convoyait d’abord de la soie. Aujourd'hui, vingt-trois siècles après que les premières caravanes aient parcouru les routes de Chine en Europe, le pouvoir chinois remet la route de la soie à la mode. On se doute que ce ne sont plus des caravanes de marchands mettant des mois à parcourir l'Asie, l'Orient et l'Europe. Alors, pourquoi ces nouvelles routes de la soie ? Que cherche exactement le président XI Jinping ? La mondialisation dont la Chine a amplement profité marque-t-elle le pas ?
Rediffusion du 31 décembre 2016.
Telles sont les questions posées par Jean-Pierre Boris à ses trois invités :
- Philippe Le Corre, chercheur à la Brookings Institution, un des grands think tanks américains. Il a publié, l’an dernier, un livre intitulé l'offensive chinoise en europe. Editions Fayard
- Jean-Paul Larçon, ancien directeur d’HEC, la grande école de commerce française. Il enseigne maintenant la gestion stratégique internationale. Et publie sous peu un livre intitulé The new silk road : China meets Europe in the new Baltic sea region
- Laurent Bouit, est documentariste. Il a, à son actif, une série très longue de films documentaires dont beaucoup concernent l'Afrique, il vient de tourner avec les journalistes Nicolas Sridi et Pierre Tiessen, un documentaire consacré aux nouvelles routes de la soie.
1/ Chongqing
L'un des points de départ des routes de la soie, c'est la ville de Chongqing. Une mégapole de 30 millions d'habitants dans la province du Sichuan, dans l'ouest de la Chine. Grande comme l'Autriche, construite à flanc de colline, le long du fleuve Yangtze, cette ville affiche le plus fort taux de croissance du pays. En quelques années, elle est devenue une plaque tournante du commerce international grâce à la ligne de chemin de fer qui la relie à la ville de Duisbourg en Allemagne. Chongqing, au départ des routes de la soie chinoise, c'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Heike Schimdt.

2/ Islamabad
Il y a l'Asie centrale et plus au sud, le Pakistan où la classe économique et politique ne tarit pas d'éloge sur le CPEC, le China-Pakistan Economic Corridor. Ce projet de liaison routière et énergétique comporte une foule de projets reliant l'ouest de la Chine à la mer d'Arabie. C'est une traversée du Pakistan, du Nord au Sud, un investissement d'une quarantaine de milliards d'euros, et c'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Michel Picard à Islamabad.

3/ Tbilissi: l'interview de Genadi Arvelazde
Autre pays qui était dans l'orbite soviétique, et qui a pris son indépendance, la Géorgie. La Géorgie, elle aussi concernée par ces routes de la soie. Le vice-ministre de l'Economie et du Développement durable, Genadi Arvelazde est l'homme qui a mené les négociations avec la Chine sur les relations économiques induites par les nouvelles routes de la soie. C'est une interview Eco d'ici Eco d'ailleurs signée Arnaud Contreras, de retour de Tbilissi, la capitale géorgienne.

4/ Anvers
L’un des terminus de ces routes de la soie, c'est le port d'Anvers en Belgique. Un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Laxmi Lota.

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Le Venezuela, pays riche devenu pauvre

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Le Venezuela est plus divisé que jamais. Le président Maduro fait face à une opposition virulente qui lui reproche la situation politique et économique du pays. Sur le plan économique qui nous intéresse ici, la situation est plus que difficile. Les exportations de pétrole, la première ressource du pays, ont notoirement diminué. Les vivres et les médicaments manquent. En un mot comme en cent, l'économie vénézuélienne est paralysée. Faut-il imputer cette situation à la baisse des cours du pétrole, ou à une gestion catastrophique du pays ? Que reste-t-il aujourd'hui de l'économie vénézuélienne ? Telles sont les questions auxquelles répondent les trois invités réunis par Jean-Pierre Boris.
(Rediffusion du 29 avril 2017).
Avec :
- Luis Colasante, Vénézuélien, spécialiste des marchés d'énergie, pétrole, gaz, électricité. Il écrit régulièrement dans la presse internationale, en particulier le quotidien américain USA Today ou le Financial Times de Londres.
- Camillo Umana-Dajud a d'abord formé à l'Université nationale de Colombie, à Bogota. Il est docteur en économie et économiste au sein de la division «pays émergents» du CEPII. Et l'un des derniers travaux que vous avez publiés a trait à la fuite des capitaux dans les pays émergents en raison de la hausse du dollar.
- François Xavier Freland est journaliste indépendant, vous travaillez régulièrement pour RFI. Et vous avez été en poste à Caracas. Vous êtes l'auteur d'un livre «Qui veut la peau d'Hugo Chavez», paru aux éditions Cherche-Midi en 2012. Et d'un documentaire très récent sur Chavez qu'on peut visionner sur la plate-forme Spicee.

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L’Afrique agricole entre pénurie et inflation

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Cette semaine se déroulait à Ahmedabad, dans l'Etat du Gujarat au nord-ouest de l'Inde, l'Assemblée Générale de la Banque Africaine de Développement. Et dès la première journée, il y a été question d'agriculture. Le directeur général de la BAD, Akinwumi Adesina, disait à l'ouverture de cette semaine de travail que « l’Afrique possède 65% des terres arables non cultivées dans le monde. Nous devons accélérer l’accès à des semences de qualités, aux engrais, à l’irrigation, à la mécanisation, mais aussi aux financements. L’agriculture doit désormais être considérée comme un business à travers toute l’Afrique. »
(Rediffusion du 27 mai 2017).
Cette problématique est d'autant plus importante, en ce moment, que le continent africain fait face à un paradoxe. Alors que les récoltes de céréales battent des records partout dans le monde, tirant les prix à la baisse, rien de tout cela en Afrique. Dans nombre de pays africains, de l'Egypte au Kenya, l'inflation bat des records à cause de la hausse des prix agricoles. Pourquoi ?
La réponse à cette question est dans un pavé de 828 pages intitulé Cyclope qui paraît tous les ans à pareille époque, aux éditions Economica. Cyclope, c'est la bible de ceux qui s'intéressent de près ou de loin aux marchés de matières premières. Eco d’ici Eco d’ailleurs reçoit, cette semaine, le directeur de Cyclope, l’économiste Philippe Chalmin.
►Autres éléments
Cette semaine se déroulait à Ahmedabad, dans l'Etat du Gujarat au nord-ouest de l'Inde, l'Assemblée Générale de la Banque Africaine de Développement. Et dès la première journée, il y a été question d'agriculture. Ecoutez ce que disait le directeur générale de la BAD, Akinwumi Adesina à l'ouverture de cette semaine de travail :

Au Kenya, la production de maïs est annoncée en baisse de 11% pour la récolte 2017/ 2018. La conséquence, c'est la hausse des prix. Exemple au Kenya avec ce reportage signé Laure Broulard :

Un autre pays est victime d’une forte inflation, c'est l'Egypte. Selon les chiffres officiels, les prix ont augmenté de 33% au mois d'avril, du jamais vu depuis trente ans. Et pour les produits alimentaires, cette hausse est de 44%. En Egypte, il est interdit de manifester et la rue est donc silencieuse. Malgré cela, la colère est bien là, surtout au moment où commence le Ramadan. Ecoutez ce reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé François Hume-Ferkatadji au Caire :

Les dirigeants africains cherchent, dirait-on, leur salut hors du continent. Ils ne rechignent à aucune offre chinoise. L'Inde est loin d'être hors jeu. Ainsi, l'Assemblée générale de la Banque Africaine de Développement se déroulait cette semaine à Ahmedabad, dans l'Etat du Gujarat, au nord-ouest de l'Inde. Et on y parle aussi agriculture. Ecoutez ce que nous dit l'envoyée spéciale de RFI, Mounia Daoudi :