Eco d'ici Eco d'ailleurs

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RFI - Jean-Pierre Boris

Chaque samedi, Jean-Pierre Boris ouvre les grands dossiers de l’actualité économique française, africaine et internationale. Avec les spécialistes du service Economie de RFI et les meilleurs experts, il identifie les lignes de force de la vie économique mondiale. La globalisation, l’émergence du continent africain, les mutations technologiques, les crises internationales, et leur impact sur les situations économiques locales et sur les populations sont au programme d’Eco d’Ici, Eco d’Ailleurs.

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Faut-il un plan Marshall pour l'Afrique?

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La semaine dernière, Eco d’ici Eco d’ailleurs s’intéressait à l'économie ivoirienne, à l'occasion de l'escale parisienne du président ivoirien Alassane Ouattara. Après cette escale, le chef de l'Etat ivoirien a poursuivi son périple européen par un déplacement à Berlin. Berlin où se tenait la conférence sur le partenariat du G20 avec l'Afrique. Neuf chefs d'Etats africains avaient fait le déplacement, à l'invitation de la chancelière Angela Merkel. Cette idée de plan Marshall pour l'Afrique chemine depuis de longs mois. Au mois de juillet 2015, le président guinéen Alpha Condé l'évoquait déjà. Quatre mois plus tard, on retrouvait l'expression dans la bouche du président Issoufou du Niger.
Alors un plan Marshall pour quoi faire ? Avec quels moyens ? Financés par qui ? Conçu par qui ? Pour le bien de qui ? Voilà quelques-unes des questions posées par Jean-Pierre Boris aux trois invités de l’émission.
(Rediffusion du 24 juin 2017).
- Chérif Salif Sy, économiste sénégalais, ex-ministre au Cabinet du président de la République sénégalaise, ancien directeur général de l'ANCAR, l'Agence nationale de conseil agricole et rural.
- Grégoire Rota-Graziosi, directeur du CERDI, le Centre d'études et de recherches sur le développement international, de réputation mondiale qui est installé à Clermont-Ferrand.
- Armelle Lecomte, porte-parole de l'ONG Oxfam France pour les questions énergétiques et climatiques.
 ►Autres éléments diffusés
1 / Le plan Marshall remonte à 1947, deux ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'Europe est dévastée et éprouve d'énormes difficultés à se reconstruire. Le 5 juin 1947, dans les locaux de l'Université de Harvard, le secrétaire d'Etat américain Georges Marshall prononce ce qui entrera dans l'Histoire comme le discours du commencement.

2 / A Madagascar, la Banque mondiale est un des plus gros bailleurs de fonds du pays. En janvier 2017, Makhtar Diop, vice-président de la Banque pour l'Afrique, a annoncé l'octroi de 1,3 milliard de dollars à la Grande Ile pour lutter contre la malnutrition et améliorer l'accès à l'électricité. Car seulement 14% des Malgaches sont raccordés au réseau électrique. Et pour ceux qui y ont accès, le service est très loin d'être satisfaisant. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Laetitia Bezain à Antananarivo.

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L’économie ivoirienne sur la corde raide

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Le président Alassane Ouattara était, il y a quelques jours, à Paris au Palais de l'Elysée pour rencontrer Emmanuel Macron. A l'issue de cette entrevue, les deux hommes ont fait une déclaration à la presse. Emmanuel Macron a complimenté son hôte pour les bons résultats de l'économie ivoirienne. Dans sa réponse, le président ivoirien n'a pas dissimulé que son pays faisait face à quelques turbulences.
C’est que, depuis l'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara en 2010, le pays semble être entré dans une spirale économique vertueuse. Cela s'est traduit jusqu'à cette année 2017 par une croissance du Produit Intérieur Brut frôlant les 10%. Mais, la baisse des cours du cacao, dont le pays est le premier producteur mondial a porté un premier coup. Puis, sont venues les mutineries, ces derniers mois, et il a fallu sortir le chéquier pour faire rentrer les soldats dans les casernes. Moins de rentrées et plus de dépenses, cela a suffi pour faire planer le doute sur la réussite du modèle ivoirien. Alors, quel est ce modèle ? La croissance de ces dernières années a-t-elle profité à tout le monde ? La Côte d'Ivoire peut-elle échapper à l'économie de la rente basée sur la production de cacao, café, coton ? Le pays est-il en train de s'endetter dangereusement ?

Voilà les questions de Jean-Pierre Boris aux deux invités de l’émission :
- Gervasio Semedo, maître de conférences à la Faculté d'économie de l'Université Pierre Rabelais, à Tours, consultant auprès de la CEDEAO.
- Gilles Dufrénot, professeur d'Economie à l'Université Aix-Marseille, également chercheur au CEPII.

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Migrants: coûts et avantages pour les pays d'accueil

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La question migratoire a envahi le champ politique. C’est vrai en France, où c’est une thématique de toujours du Front national. C’est le cas aussi en Allemagne, où la chancelière Angela Merkel durcit le ton contre les immigrés clandestins. C’est également le cas aux Etats-Unis, où Donald Trump fait la chasse aux migrants illégaux et donne les pleins pouvoirs à la police. L’un des principaux arguments de ces politiques, c’est que la présence des immigrés contribue à faire augmenter le chômage des locaux, et coûte cher au pays qui les accueille. Mais, les économistes s’expriment rarement en public sur cette question à laquelle ils consacrent pourtant de nombreuses recherches. Eco d’ici Eco d’ailleurs en reçoit aujourd’hui trois pour approfondir le sujet.
- El Mouhoub Mouhoud est professeur d'Economie à l'Université Paris-Dauphine, spécialiste de la mondialisation et des migrations internationale. Il publie aux éditions Fayard un livre intitulé «L'immigration en France, mythes et réalités».
- Flore Gubert dirige le département Sociétés de l'IRD et est chercheuse au DIAL, un laboratoire de recherches sur la mondialisation et le développement. C’est une spécialiste des questions migratoires. Un de ses derniers travaux pour le compte de l'OCDE s'intitule «Est-ce que l'Union européenne est attractive pour les migrants potentiels?».
- Jean-Christophe Dumont dirige la Division des migrations internationales à l'OCDE. 
Reportages diffusés pendant l'émission :   

1 / Les immigrés, une main-d’œuvre bon marché en Turquie 
En Turquie, les Syriens sont officiellement plus de 2,7 millions. Moins de 10% d’entre eux vivent dans des camps. La grande majorité se débrouille seule et doit gagner son pain pour survivre. Une main-d’œuvre bon marché parfois perçue comme une concurrence déloyale par les Turcs, surtout dans un contexte de déclin économique à la suite de la tentative de coup d’Etat. Si ces migrants peuvent contribuer à l’enrichissement du pays, les mesures concrètes d’intégration manquent encore. Ecoutez ce reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Camille Lafrance à Istanbul.   
 

2/ En Allemagne, l’apprentissage de la langue avant l’emploi
L'économie allemande a été dopée par l'arrivée des réfugiés syriens. Grâce à leur présence, ce sont des chiffres officiels, le Produit Intérieur Brut a connu une croissance d'un 1/2% de plus que ce qui était prévu, en 2016. 140.000 demandeurs d'asile, arrivés de longue date dans le pays, ont trouvé un emploi. Mais, l'intégration sur le marché du travail sera longue et semée d'embûches pour les derniers arrivés, qui sont 340 000 à chercher un poste. Ils doivent d'abord apprendre l'allemand. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Nathalie Versieux à Berlin.                                                                                                                                                             

3 / Les regrets des agriculteurs californiens
Aux Etats-Unis, après ses promesses de campagne, Donald Trump est passé aux actes. Il vient de renforcer la politique de contrôle des étrangers. Tout migrant, d'abord clandestin, qui pourrait présenter un danger pour la sécurité nationale aux yeux des officiers de police pourra être expulsé. Ces mesures inquiètent dans la Central Valley en Californie. La région est le jardin potager des Etats-Unis, et les agriculteurs blancs commencent à regretter d’avoir voté Donald Trump. Ecoutez ce reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Nicolas Champeaux à Central Valley.
 
 
 

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Sylviane Guillaumont Jeanneney, Grande Invitée de l'Economie

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Sylviane Guillaumont Jeanneney est la Grande Invitée de l’économie RFI Jeune Afrique. Co-fondatrice en 1976 du Centre d’Etudes et de Recherche en Développement International (CERDI) au sein de l’Université d’Auvergne, à Clermont-Ferrand, Sylviane Guillaumont Jeanneney et son mari Patrick Guillaumont ont formé des générations de chercheurs et d’économistes, dont environ 2000 exercent aujourd’hui au sein des grandes institutions financières interntionales.
Sylviane Guillaumont Jeanneney est aussi membre du Conseil d’Administration de l’Agence Française de Développement.
Répondant aux questions de Frédéric Maury (Jeune Afrique) et de Jean-Pierre Boris (RFI), elle s’exprime longuement sur les difficultés économiques de la région sahélienne, sur la lente intégration commerciale de l’Afrique et sur l’implication croissante de la Chine.
Ci-dessous, la vidéo de la 2ème partie de l'émission:

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Les nouvelles routes de la soie: la Chine consolide son empire

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Eco d’ici Eco d’ailleurs part, cette semaine, sur les nouvelles routes de la soie. Route de la soie, c'est un nom très poétique qui fait allusion à l'entrelac de routes commerciales qui partaient de Chine pour aller vers l'Europe. On y convoyait d’abord de la soie. Aujourd'hui, vingt-trois siècles après que les premières caravanes aient parcouru les routes de Chine en Europe, le pouvoir chinois remet la route de la soie à la mode. On se doute que ce ne sont plus des caravanes de marchands mettant des mois à parcourir l'Asie, l'Orient et l'Europe. Alors, pourquoi ces nouvelles routes de la soie ? Que cherche exactement le président XI Jinping ? La mondialisation dont la Chine a amplement profité marque-t-elle le pas ?
Rediffusion du 31 décembre 2016.
Telles sont les questions posées par Jean-Pierre Boris à ses trois invités :
- Philippe Le Corre, chercheur à la Brookings Institution, un des grands think tanks américains. Il a publié, l’an dernier, un livre intitulé l'offensive chinoise en europe. Editions Fayard
- Jean-Paul Larçon, ancien directeur d’HEC, la grande école de commerce française. Il enseigne maintenant la gestion stratégique internationale. Et publie sous peu un livre intitulé The new silk road : China meets Europe in the new Baltic sea region
- Laurent Bouit, est documentariste. Il a, à son actif, une série très longue de films documentaires dont beaucoup concernent l'Afrique, il vient de tourner avec les journalistes Nicolas Sridi et Pierre Tiessen, un documentaire consacré aux nouvelles routes de la soie.
1/ Chongqing
L'un des points de départ des routes de la soie, c'est la ville de Chongqing. Une mégapole de 30 millions d'habitants dans la province du Sichuan, dans l'ouest de la Chine. Grande comme l'Autriche, construite à flanc de colline, le long du fleuve Yangtze, cette ville affiche le plus fort taux de croissance du pays. En quelques années, elle est devenue une plaque tournante du commerce international grâce à la ligne de chemin de fer qui la relie à la ville de Duisbourg en Allemagne. Chongqing, au départ des routes de la soie chinoise, c'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Heike Schimdt.

2/ Islamabad
Il y a l'Asie centrale et plus au sud, le Pakistan où la classe économique et politique ne tarit pas d'éloge sur le CPEC, le China-Pakistan Economic Corridor. Ce projet de liaison routière et énergétique comporte une foule de projets reliant l'ouest de la Chine à la mer d'Arabie. C'est une traversée du Pakistan, du Nord au Sud, un investissement d'une quarantaine de milliards d'euros, et c'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Michel Picard à Islamabad.

3/ Tbilissi: l'interview de Genadi Arvelazde
Autre pays qui était dans l'orbite soviétique, et qui a pris son indépendance, la Géorgie. La Géorgie, elle aussi concernée par ces routes de la soie. Le vice-ministre de l'Economie et du Développement durable, Genadi Arvelazde est l'homme qui a mené les négociations avec la Chine sur les relations économiques induites par les nouvelles routes de la soie. C'est une interview Eco d'ici Eco d'ailleurs signée Arnaud Contreras, de retour de Tbilissi, la capitale géorgienne.

4/ Anvers
L’un des terminus de ces routes de la soie, c'est le port d'Anvers en Belgique. Un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Laxmi Lota.

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Le Venezuela, pays riche devenu pauvre

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Le Venezuela est plus divisé que jamais. Le président Maduro fait face à une opposition virulente qui lui reproche la situation politique et économique du pays. Sur le plan économique qui nous intéresse ici, la situation est plus que difficile. Les exportations de pétrole, la première ressource du pays, ont notoirement diminué. Les vivres et les médicaments manquent. En un mot comme en cent, l'économie vénézuélienne est paralysée. Faut-il imputer cette situation à la baisse des cours du pétrole, ou à une gestion catastrophique du pays ? Que reste-t-il aujourd'hui de l'économie vénézuélienne ? Telles sont les questions auxquelles répondent les trois invités réunis par Jean-Pierre Boris.
(Rediffusion du 29 avril 2017).
Avec :
- Luis Colasante, Vénézuélien, spécialiste des marchés d'énergie, pétrole, gaz, électricité. Il écrit régulièrement dans la presse internationale, en particulier le quotidien américain USA Today ou le Financial Times de Londres.
- Camillo Umana-Dajud a d'abord formé à l'Université nationale de Colombie, à Bogota. Il est docteur en économie et économiste au sein de la division «pays émergents» du CEPII. Et l'un des derniers travaux que vous avez publiés a trait à la fuite des capitaux dans les pays émergents en raison de la hausse du dollar.
- François Xavier Freland est journaliste indépendant, vous travaillez régulièrement pour RFI. Et vous avez été en poste à Caracas. Vous êtes l'auteur d'un livre «Qui veut la peau d'Hugo Chavez», paru aux éditions Cherche-Midi en 2012. Et d'un documentaire très récent sur Chavez qu'on peut visionner sur la plate-forme Spicee.

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L’Afrique agricole entre pénurie et inflation

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Cette semaine se déroulait à Ahmedabad, dans l'Etat du Gujarat au nord-ouest de l'Inde, l'Assemblée Générale de la Banque Africaine de Développement. Et dès la première journée, il y a été question d'agriculture. Le directeur général de la BAD, Akinwumi Adesina, disait à l'ouverture de cette semaine de travail que « l’Afrique possède 65% des terres arables non cultivées dans le monde. Nous devons accélérer l’accès à des semences de qualités, aux engrais, à l’irrigation, à la mécanisation, mais aussi aux financements. L’agriculture doit désormais être considérée comme un business à travers toute l’Afrique. »
(Rediffusion du 27 mai 2017).
Cette problématique est d'autant plus importante, en ce moment, que le continent africain fait face à un paradoxe. Alors que les récoltes de céréales battent des records partout dans le monde, tirant les prix à la baisse, rien de tout cela en Afrique. Dans nombre de pays africains, de l'Egypte au Kenya, l'inflation bat des records à cause de la hausse des prix agricoles. Pourquoi ?
La réponse à cette question est dans un pavé de 828 pages intitulé Cyclope qui paraît tous les ans à pareille époque, aux éditions Economica. Cyclope, c'est la bible de ceux qui s'intéressent de près ou de loin aux marchés de matières premières. Eco d’ici Eco d’ailleurs reçoit, cette semaine, le directeur de Cyclope, l’économiste Philippe Chalmin.
►Autres éléments
Cette semaine se déroulait à Ahmedabad, dans l'Etat du Gujarat au nord-ouest de l'Inde, l'Assemblée Générale de la Banque Africaine de Développement. Et dès la première journée, il y a été question d'agriculture. Ecoutez ce que disait le directeur générale de la BAD, Akinwumi Adesina à l'ouverture de cette semaine de travail :

Au Kenya, la production de maïs est annoncée en baisse de 11% pour la récolte 2017/ 2018. La conséquence, c'est la hausse des prix. Exemple au Kenya avec ce reportage signé Laure Broulard :

Un autre pays est victime d’une forte inflation, c'est l'Egypte. Selon les chiffres officiels, les prix ont augmenté de 33% au mois d'avril, du jamais vu depuis trente ans. Et pour les produits alimentaires, cette hausse est de 44%. En Egypte, il est interdit de manifester et la rue est donc silencieuse. Malgré cela, la colère est bien là, surtout au moment où commence le Ramadan. Ecoutez ce reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé François Hume-Ferkatadji au Caire :

Les dirigeants africains cherchent, dirait-on, leur salut hors du continent. Ils ne rechignent à aucune offre chinoise. L'Inde est loin d'être hors jeu. Ainsi, l'Assemblée générale de la Banque Africaine de Développement se déroulait cette semaine à Ahmedabad, dans l'Etat du Gujarat, au nord-ouest de l'Inde. Et on y parle aussi agriculture. Ecoutez ce que nous dit l'envoyée spéciale de RFI, Mounia Daoudi :

 

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Un monde d'inégalités

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Bien que la pauvreté relative n'ait cessé de reculer depuis trente ans, grâce aux progrès économiques de la Chine et de l'Inde, il y a beaucoup plus d'inégalités entre les riches et les moins riches.
Cette situation n'est pas simplement injuste sur un plan moral. Elle est aussi dangereuse sur le plan politique, parce qu'elle suscite la colère de ceux qui se sentent laissés pour compte.
Cette colère aura été un des arguments de campagne de Donald Trump qui occupe désormais pour quatre ans la Maison-Blanche, à Washington.
Ces inégalités, les dirigeants économiques du monde s'en préoccupent.
Réunis à Davos, en Suisse, cette semaine, ils ont placé la question au premier rang de leurs préoccupations. La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a reconnu que son organisation s'était convertie par la force des choses à prendre en compte les inégalités.
Alors comment définit-on l'inégalité sur un strict plan économique ? Comment aller au-delà du simple constat sur «il a plus d'argent que moi». Pourquoi les inégalités se sont-elles développées ? Peut-on parler de coupables ? Et qui sont les victimes ? Enfin, comment lutter contre ces inégalités ?
Voici les questions posées par Jean-Pierre Boris à ses trois invités.
(Rediffusion du 21 janvier 2017).
- Ana Llena Nozal est économiste à l'OCDE, au sein de la Direction de l'Emploi, du Travail et des Affaires sociales. Elle a contribué à deux gros rapports sur les inégalités. L'un qui s'intitule «Tous concernés : pourquoi moins d'inégalités profite à tous». L'autre «Toujours plus d'inégalités, pourquoi les écarts de revenus se creusent».   
- Lucas Chancel est économiste, coordinateur du projet Wid World sur les inégalités mondiales à l'Ecole d'Economie de Paris. Il est également chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales. 
- Xavier Godinot est volontaire permanent de l'association ATD Quart Monde. Il coordonne, en ce moment, une recherche participative sur de nouvelles mesures de la pauvreté menée par l'Université d'Oxford avec des personnes en situation de pauvreté.
Dans l’émission, Jean-Pierre Boris fait référence au livre « La Grande Evasion. Santé, richesse et origine des inégalités » par Angus Deaton publié aux PUF.
Les reportages diffusés pendant l'émission :  
 1 / Les inégalités chinoises
Le pays dont la croissance économique a évidemment été la plus spectaculaire au cours des trente dernières années, c'est la Chine. Mais, les inégalités y sont criantes. A Shanghai, notamment, le contraste est très marquant. 27 millions d'habitants, des gratte-ciel à perte de vue qui sont occupés par une classe moyenne de plus en plus riche. Mais, au pied de ces tours, il y a les oubliés de la croissance chinoise.
C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Angélique Forget et Charlie Wang à Shanghai.

2 / La préoccupation à Davos
Les éminences de la mondialisation réunies à Davos, en Suisse, ont mis cette question des inégalités au premier rang des sujets à traiter. Pour en parler, nous rejoignons l'envoyée spéciale de RFI sur place, Mounia Daoudi.

3 / Les inégalités en Afrique du Sud
La question des inégalités est bien sûr cruciale pour l'Afrique. De tous les pays africains, c'est en Afrique du Sud que le revenu  par habitant est le plus élevé. Mais, la politique des héritiers de Nelson Mandela n'a pas réussi à résorber les énormes inégalités sociales et économiques. Entre les luxueuses villas des banlieues blanches de Johannesburg et les bidonvilles de la périphérie, un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Alexandra Brangeon à Johannesburg.
 

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[Vidéo] Armand Ezerzer, Grand invité de l'Economie RFI Jeune Afrique

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Depuis plusieurs décennies, Armand Ezerzer sillonne l’Afrique pour y acheter du coton et le revendre en Asie. Depuis douze ans, sa société Mambo Commodity produit également des engrais en Afrique. Avec cet Africain d’adoption, Julien Clémençot (Jeune Afrique) et Jean-Pierre Boris passent en revue les grands défis de la filière coton ouest-africaine face, par exemple, au changement climatique. Mais, ils interrogent aussi leur invité sur l’état des économies africaines, sur les critiques souvent adressées au franc CFA.
 

 

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Faut-il un plan Marshall pour l'Afrique ?

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La semaine dernière, Eco d’ici Eco d’ailleurs s’intéressait à l'économie ivoirienne, à l'occasion de l'escale parisienne du président ivoirien Alassane Ouattara. Après cette escale, le chef de l'Etat ivoirien a poursuivi son périple européen par un déplacement à Berlin. Berlin où se tenait la conférence sur le partenariat du G20 avec l'Afrique. Neuf chefs d'Etats africains avaient fait le déplacement, à l'invitation de la chancelière Angela Merkel. Cette idée de plan Marshall pour l'Afrique chemine depuis de longs mois. Au mois de juillet 2015, le président guinéen Alpha Condé l'évoquait déjà. Quatre mois plus tard, on retrouvait l'expression dans la bouche du président Issoufou du Niger.
Alors un plan Marshall pour quoi faire ? Avec quels moyens ? Financés par qui ? Conçu par qui ? Pour le bien de qui ? Voilà quelques-unes des questions posées par Jean-Pierre Boris aux trois invités de l’émission.
- Chérif Salif Sy, économiste sénégalais, ex-ministre au Cabinet du président de la République sénégalaise, ancien directeur général de l'ANCAR, l'Agence nationale de conseil agricole et rural.
- Grégoire Rota-Graziosi, directeur du CERDI, le Centre d'études et de recherches sur le développement international, de réputation mondiale qui est installé à Clermont-Ferrand.
- Armelle Lecomte, porte-parole de l'ONG Oxfam France pour les questions énergétiques et climatiques.
 ►Autres éléments diffusés
1 / Le plan Marshall remonte à 1947, deux ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'Europe est dévastée et éprouve d'énormes difficultés à se reconstruire. Le 5 juin 1947, dans les locaux de l'Université de Harvard, le secrétaire d'Etat américain Georges Marshall prononce ce qui entrera dans l'histoire comme le discours du commencement.

2 / A Madagascar, la Banque mondiale est un des plus gros bailleurs de fonds du pays. En janvier 2017, Makhtar Diop, vice-président de la Banque pour l'Afrique, a annoncé l'octroi de 1,3 milliards de dollars à la Grande Ile pour lutter contre la malnutrition et améliorer l'accès à l'électricité. Car seulement 14% des Malgaches sont raccordés au réseau électrique. Et pour ceux qui y ont accès, le service est très loin d'être satisfaisant. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Laetitia Bezain à Antananarivo.

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La bataille mondiale pour l'innovation

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Start-up, incubateurs, licornes, Google, Amazon, Facebook, Blablacar, Alibaba, ces noms, ces entreprises incarnent la révolution technologique et économique que vit le monde moderne.
S’y adapter, ne pas se laisser dépasser est devenu un enjeu majeur. Partout, les municipalités, les régions, les Etats tentent de créer des environnements économiques favorables à l'activité des créateurs d'entreprise. Etats, municipalités, régions, entreprises sont engagés dans une concurrence internationale inédite. Qui sont les grands acteurs de cette bagarre, celle-ci conditionne-t-elle l'avenir de l'économie mondiale, va-t-elle marquer l'émergence d'un nouveau modèle économique ?
Voilà les questions que pose Jean-Pierre Boris aux trois invités de cette nouvelle édition d’Eco d’ici Eco d’ailleurs :
Avec :
- Dominique Guellec, économiste à l'OCDE où il dirige le service chargé d'évaluer les politiques d'innovation. Il a publié en 2009 un livre sobrement intitulé «Economie de l'innovation», aux éditions La Découverte.
- Loïc Dosseur, co-directeur général de Paris and Co.
- Séverin Naudet, directeur de Wework France.
Reportages diffusés pendant l'émission :
► Rue Lafayette à Paris, les locaux occupés précédemment par Areva sont maintenant le siège parisien d’une société WeWork France qui accueille des entreprises de la nouvelle économie. C’est un reportage d’Ariane Gaffuri.

► Parmi les grandes puissances économiques qui font dans l'innovation, il y a la Chine. La Chine où, démographie oblige, vivent la moitié des internautes de la planète. La puissance publique chinoise soutient les entrepreneurs digitaux. Exemple : le paiement via le téléphone mobile y est désormais monnaie courante, le nombre d’utilisateurs a explosé en 2016 (+31,2%). C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Heike Schmidt à Pékin.

► De l'innovation, il y en a bien sûr en Afrique. En voilà un exemple : Angel Adjelaja est nigériane. C'est la fondatrice d'une société qui s'apelle « Fresh Direct » et qui relève un défi : pratiquer l'agriculture urbaine dans des containers contrôlés à distance. Cette femme a été récompensée lors du récent forum mondial de l'économie à Durban. Elle a rejoint le groupe des six entrepreneurs les plus innovants du continent. Un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Nicolas Champeaux.

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Pierre Goudiaby Atepa, architecte panafricain, Grand invité de l'Economie

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Le grand invité de l’économie RFI Jeune Afrique est l’architecte sénégalais Pierre Goudiaby Atepa. Depuis quarante ans, de l’immeuble de la BCEAO à Dakar à l’aéroport de Banjul en Gambie, ce nostalgique de l’ère Mobutu n’a cessé de défrayer la chronique architecturale africaine.
Auteur, il y a cinq ans, d’un livre intitulé Oser qui plaidait pour l’émergence du Sénégal, Pierre Goudiaby Atepa s’est aussi lancé dans l’exploitation pétrolière et minière.
Il répond aux questions de Frédéric Maury (Jeune Afrique) et de Jean-Pierre Boris (RFI).

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L’économie indienne, au défi d’une croissance mieux partagée

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La semaine prochaine, l'assemblée générale annuelle de la Banque africaine de développement n'aura pas lieu en Afrique, mais à Ahmedabad, la plus grand ville du Gujarat, un Etat du nord-ouest de l'Inde. Alors aujourd'hui, nous allons nous interroger sur les raisons qui ont amené ce choix et surtout parler de l'Inde, nation d'1,2 milliard d'habitants. On dit souvent que l'Inde n'a pas su profiter de la mondialisation comme l'a fait la Chine. Pourtant, entre 2005 et 2015, l'Inde a aussi enregistré un taux de croissance de 11% de moyenne. Cependant, beaucoup de citoyens indiens continuent à vivre dans la pauvreté. Comment continuer à développer, et comment mieux partager les fruits de la croissance ? Voilà la question qui se pose au Premier ministre Narendra Modi et que Jean-Pierre Boris pose à ses trois invités.
Avec :
- Ranvin Nayar, journaliste, il dirige INDES, un ensemble de journaux et de revues à caractère essentiellement économique qui se charge d'informer le monde francophone sur ce qui se passe en Inde
 
- Vijay Phadke, avocat d’affaires à Paris
 
- Jean-Luc Racine, directeur de recherche émérite au CNRS, auprès du centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud.
 
 ► Reportages diffusés pendant l'émission
1 / L'un des grands projets de réforme du Premier ministre Narendra Modi, c'est la tentative d’instauration d’une TVA unique dans tout le pays. Annoncée au mois de septembre 2016, cette mesure devrait être effective en juillet 2018. Mais, les difficultés sont nombreuses. Écoutez ce reportage signé Sébastien Farcis à New Delhi.

2 / Autre problème auquel Narendra Modi fait face, celui du chômage. La croissance ne crée pas assez d'emplois pour absorber les douze millions de jeunes qui arrivent sur le marché du travail tous les ans. Et surtout la plupart de ces jeunes ne sont pas assez bien formés pour travailler dans les secteurs en pointe. Le gouvernement a donc lancé, il y a deux ans, un grand plan de formation professionnelle pour essayer de faire face à ce problème de chômage et de sous-emploi. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Sébastien Farcis à New-Delhi.

Évènement original Amedabad, la principale ville de l'Etat du Gujarat au nord-ouest de l'Inde, à partir du mardi 23 mai 2017 : l'assemblée générale annuelle de la Banque Africaine de Développement. Les liens entre l'Inde et l'Afrique sont importants. L'un des pays en première ligne, c'est le Kenya. Certains experts affirment même que les hommes d'affaires indiens tiennent 70% de l'économie kenyane. A Nairobi, il y a des quartiers purement indiens. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Laure Broulard à Nairobi.

 
 

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Cette peur des banquiers, pourquoi ?

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La France a élu, dimanche 7 mai 2017, un nouveau président Emmanuel Macron. Outre sa jeunesse, l'une des caractéristiques du président Macron, c'est qu'il a passé quatre ans à travailler au sein d'une banque d'investissement, la Banque Rotschild. Ce qui lui a valu d’être représenté sous les traits d'un homme au nez crochu, au gros cigare et au chapeau haut de forme. Une caricature à connotation antisémite.
L'historienne Annette Wieworka expliquait, dans une interview, au journal Le Monde que si Emmanuel Macron avait travaillé au Crédit Agricole, et pas chez Rotschild, «on ne lui collerait pas l'étiquette de banquier». Mais, si Emmanuel Macron est attaqué, c'est parce que depuis la crise mondiale de 2007, beaucoup de forces politiques ont fait de la finance et de la banque, des financiers et des banquiers, les incarnations modernes du mal absolu, des forces vouées à concentrer les richesses au profit de quelques-uns au détriment de la grande majorité, d'une mondialisation malfaisante.
D'où une question : «Faut-il avoir peur des banquiers ?», posée par Jean-Pierre Boris à ses deux invitées.
 
Avec :
- Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la Fédération bancaire française. 
- Jézabel Couppey-Soubeyran, conseillère éditoriale au CEPII, maître de conférences à l'Université Paris-Panthéon Sorbonne. Auteur, en 2015, du livre « Blabla Banque, le discours de l'inaction », aux éditions Michalon.
 
 

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Abbas Jaber, un Franco-Sénégalais dans le coton

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Abbas Jaber est le Grand invité de l’économie RFI Jeune Afrique, de ce début mai 2017. Né à Dakar, dans une famille libanaise, Abbas Jaber vit et travaille à Paris où se trouve le siège du groupe Advens, dont il est le fondateur. Ce groupe est spécialisé dans le négoce agricole, coton et dans la logistique, le tout sur les marchés africains.
Au micro de Frédéric Maury (Jeune Afrique) et de Jean-Pierre Boris (RFI), Abbas Jaber raconte son parcours et les difficultés auxquelles ses origines l’ont confronté. Il revient également sur l’importance d’un développement de l’agriculture africaine pour lutter contre la pauvreté.