Eco d'ici Eco d'ailleurs

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RFI - Jean-Pierre Boris

Chaque samedi, Jean-Pierre Boris ouvre les grands dossiers de l’actualité économique française, africaine et internationale. Avec les spécialistes du service Economie de RFI et les meilleurs experts, il identifie les lignes de force de la vie économique mondiale. La globalisation, l’émergence du continent africain, les mutations technologiques, les crises internationales, et leur impact sur les situations économiques locales et sur les populations sont au programme d’Eco d’Ici, Eco d’Ailleurs.

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Cette peur des banquiers, pourquoi ?

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La France a élu, dimanche 7 mai 2017, un nouveau président Emmanuel Macron. Outre sa jeunesse, l'une des caractéristiques du président Macron, c'est qu'il a passé quatre ans à travailler au sein d'une banque d'investissement, la Banque Rotschild. Ce qui lui a valu d’être représenté sous les traits d'un homme au nez crochu, au gros cigare et au chapeau haut de forme. Une caricature à connotation antisémite.
L'historienne Annette Wieworka expliquait, dans une interview, au journal Le Monde que si Emmanuel Macron avait travaillé au Crédit Agricole, et pas chez Rotschild, «on ne lui collerait pas l'étiquette de banquier». Mais, si Emmanuel Macron est attaqué, c'est parce que depuis la crise mondiale de 2007, beaucoup de forces politiques ont fait de la finance et de la banque, des financiers et des banquiers, les incarnations modernes du mal absolu, des forces vouées à concentrer les richesses au profit de quelques-uns au détriment de la grande majorité, d'une mondialisation malfaisante.
D'où une question : «Faut-il avoir peur des banquiers ?», posée par Jean-Pierre Boris à ses deux invitées.
 
Avec :
- Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la Fédération bancaire française. 
- Jézabel Couppey-Soubeyran, conseillère éditoriale au CEPII, maître de conférences à l'Université Paris-Panthéon Sorbonne. Auteur, en 2015, du livre « Blabla Banque, le discours de l'inaction », aux éditions Michalon.
 
 

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Abbas Jaber, un Franco-Sénégalais dans le coton

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Abbas Jaber est le Grand invité de l’économie RFI Jeune Afrique, de ce début mai 2017. Né à Dakar, dans une famille libanaise, Abbas Jaber vit et travaille à Paris où se trouve le siège du groupe Advens, dont il est le fondateur. Ce groupe est spécialisé dans le négoce agricole, coton et dans la logistique, le tout sur les marchés africains.
Au micro de Frédéric Maury (Jeune Afrique) et de Jean-Pierre Boris (RFI), Abbas Jaber raconte son parcours et les difficultés auxquelles ses origines l’ont confronté. Il revient également sur l’importance d’un développement de l’agriculture africaine pour lutter contre la pauvreté.

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Le prix de la paix, le coût de la guerre

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Avec le retour des nationalismes, la guerre hante de nouveau le monde. En trois mois, depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump a ordonné le bombardement d'une base syrienne. C'était une réaction à la mort de 90 villageois de Khan Cheikhoune, tués par du gaz sarin lâché par l'aviation de Bachar el-Assad. Le même Donald Trump a fait larguer « la mère de toutes les bombes » sur l'Afghanistan. Et il menace la Corée du Nord de représailles, si elle poursuit ses activités nucléaires militaires.
En Europe, la Russie est de nouveau considérée comme une menace. Les pays européens sont vivement incités à augmenter leurs dépenses militaires. Les forces françaises sont en Afrique, elles participent aux opérations en Syrie.
Partout, les achats d'armes se portent bien. Exemple emblématique, la France a réussi ces dernières années à vendre ses avions Rafale à l'Egypte et à l'Inde, ses sous-marins à l'Australie. Ce qui est très bon pour la balance commerciale française qui ne se porte pas bien.
Alors, marchand d'armes, est-ce un métier d'avenir ? Quel rôle jouent les industries de la défense dans l'économie internationale et dans les économies nationales ? Ceux qui prônent parfois une bonne guerre pour relancer des économies en panne ont-ils raison ? Voilà quelques-unes des questions posées par Jean-Pierre Boris à ses deux invités.
Avec :
- Mariane Guille, maître de conférences à l’Université Panthéon-Assas.
- Julien Malizard, chercheur à la Chaire d’économie de défense, près l’Institut des Hautes études de la Défense nationale.
► Autres Elements
Reportage d'Anthony Fouchard à Bamako
1 / L'une des opérations extérieures de l'armée française, c'est le Mali, l'opération Barkhane. Le Mali où se trouvent aussi des troupes de l'ONU. Mais pour l'économie malienne, cette guerre, ce n'est pas tout à fait une manne. Ecoutez-ce reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Anthony Fouchard à Bamako.

Interview d'Andrei Frolov
2 / La Russie tire son épingle du jeu dans le commerce des armes. A l'époque déjà lointaine de l'Union Soviétique, l'un des piliers de l'économie communiste, c'est ce qu'on appelait et qu'on appelle toujours le complexe militaro industriel. Muriel Pomponne, la correspondante permanente de RFI à Moscou a rencontré Andrei Frolov, le rédacteur en chef du magazine « Exportation d'armements » au centre d'analyse des stratégies et des technologies auquel elle a demandé quel était le poids de ce complexe militaro-industriel. Ecoutez sa réponse.

Reportage de Sonia Ghezali à Kaboul
3 / L'Afghanistan est en guerre depuis trente ans. D'abord les Russes, ensuite les Américains s'y sont embourbés. Le pays survit grâce à l'aide internationale, dont celle des Etats-Unis qui ont investi plus de 100 milliards de dollars depuis 2002. La majeure partie de ces aides vont dans les secteurs de la défense et de la sécurité. Le taux de croissance était à deux chiffres lorsque les troupes étrangères étaient présentes. Il a fortement chuté depuis leur retrait, il y a trois ans, et serait aujourd'hui d'environ un et demi pour cent selon la Banque mondiale. Car malgré les attentats, une forme d'économie résiste. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Sonia Ghezali à Kaboul.

 

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Les nouveaux modes de bancarisation

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En Afrique, de nombreux téléphones portables servent aussi de porte-monnaie, voire de terminal bancaire. Les nouvelles technologies de l’information sont en train de révolutionner le monde de la banque. De grands opérateurs téléphoniques viennent concurrencer les établissements bancaires traditionnels. Et parfois ceux-ci créent ou rachètent ces entreprises innovantes. D’où ces questions : quelle est l’importance de ces nouveaux modes de bancarisation ? Sont-ils une menace pour les banques traditionnelles ? Permettent-ils l’intégration à l’économie formelle de nouveaux acteurs économiques ? Contribuent-ils à la création de richesses ? Questions posées par Jean-Pierre Boris à ses trois invités.
Avec :
- Marie-Anne Barbat Layani, directrice générale de la Fédération bancaire française. (http://www.fbf.fr) 
- Marc Rennard a longtemps été le monsieur Afrique d'Orange, l'opérateur téléphonique. Il est aujourd'hui directeur général adjoint d'Orange en charge de l'expérience clients et des services financiers sur mobile. (https://www.orange.com/fr/accueil)
 
- Mourtaza Asad-Syed, directeur général d'une jeune société, Yomoni, qui a été créée à partir d'un constat : l'argent des français ne leur rapporte pas autant qu'il pourrait. (https://www.yomoni.fr)
 
Reportages diffusés pendant l'émission :
 

1 / Les innovations se multiplient dans le secteur bancaire.
L'un des exemples les plus emblématiques en France, c'est le Compte Nickel. Il a été lancé il y a cinq ans et compte aujourd'hui 556 000 utilisateurs. C'est un compte en banque sans banque accessible à tous à partir de 12 ans dans l'un des 2500 bureaux de tabac agréés. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Ariane Gaffuri.
 
2 / C'est en Afrique qu'a commencé l'aventure de ce qu'on appelle dans les pays anglo-saxons le « mobilebanking ».
C'est plus précisément au Kenya à l'initiative de l'opérateur téléphonique Safaricom. A l'origine, ce service devait permettre aux détenteurs de téléphones portables Safaricom d'envoyer de l'argent à leur famille aux quatre coins du Kenya. Aujourd'hui, ce service baptisé M-pesa compte 19 millions d'utilisateurs au Kenya. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Laure Broulard à Nairobi.

3 / Jusqu'à une date récente, la plupart des Indiens n'avait jamais eu affaire à une banque.
Pour y remédier, le gouvernement a lancé en 2014 une campagne qui a permis l'ouverture de plus de 213 millions de comptes en banque. Parallèlement, New Delhi a déployé un nouveau système : l'identification des clients grâce à leurs empreintes digitales. Une méthode révolutionnaire mais apparemment dangereuse selon les experts en cyber sécurité. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Sébastien Farcis à New-Delhi.

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La France, quelle économie?

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A deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle française, Eco d’ici Eco d’ailleurs se penche sur l’état de l’économie française. Tous les candidats affirment faire du redressement de la France leur priorité absolue. Avec 10% de la population active au chômage, une croissance qui plafonne à 1% et une dette qui pèse sur les finances publiques, la France fait parfois figure d'homme malade de l'Europe. La situation est-elle critique ? La France connaît-elle une crise passagère, ou décroche-t-elle vraiment? Voilà les questions posées par Jean-Pierre Boris à ses deux invités.
Invités :
- Véronique Riche Flores, économiste
- Jérôme Héricourt, conseiller scientifique au CEPII, professeur d’Economie à l’Université de Lille. 
Reportages diffusés pendant l'émission :

1 / La France vue de Londres
Vue de l'étranger, l'économie française ne va pas très fort. Ecoutez ce qu'on en pense à Londres, la capitale de la finance européenne. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Muriel Delcroix à Londres.
 

2 / La France vue d’Abidjan
La perte d'influence de l'économie française, on a bien pu la mesurer en Afrique, où les entreprises hexagonales ont perdu la moitié de leurs parts de marché. « Revenez-nous voir », dit-on à Abidjan aux entrepreneurs français, où l'on suit de très près la campagne électorale française. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Frédéric Garat à Abidjan.

3 / La France vue de Jérusalem
Dans le secteur des hautes technologies, la France fait tout pour être dans le peloton de tête. Le créateur d'une entreprise israélienne est venu passer plusieurs mois en France. Pour finalement se tourner vers les Allemands. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Guilhem Delteil à Jérusalem.

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Pierre Gattaz, Grand Invité de l'Economie

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Pierre Gattaz, le président du Medef, le patronat français, est le Grand invité de l’Economie RFI / Jeune Afrique. Alors que la France est en pleine campagne électorale, Pierre Gattaz s’exprime sur l’état de l’économie française, et ce qu’il attend des candidats à l’élection présidentielle, de leurs programmes. Mais, Julien Clémençot (Jeune Afrique) et Jean-Pierre Boris (RFI) l’interrogent aussi sur les relations entre les entreprises françaises et les marchés africains.

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Finance mondiale: une crise sans fin?

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Donald Trump tente d’alléger les règlementations qui encadrent l’activité des financiers américains. La Grande-Bretagne s’apprête à quitter l’Union Européenne, au risque de voir menacer la prééminence de la City dans la finance européenne. Les liquidités qui circulent dans les circuits financiers n’ont jamais été aussi abondantes. Cette conjonction de circonstances amène à s’interroger sur ce qui se passe réellement dans la finance mondiale. Les apprentis sorciers américains à l’origine de la crise qui a secoué le monde en 2008 se sont-ils assagis ? Le système bancaire est-il consolidé ? Une nouvelle crise financière est-elle possible ?
Ce sont les questions que pose Jean-Pierre Boris à ses deux invités : 
- Pierre-Yves Collombat, sénateur socialiste du Var, auteur du rapport d’information « Une crise en quête de fin, quand l’histoire bégaie » 
 
- Thierry Philipponnat, directeur de l’Institut Friedland, le centre de réflexion économique de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris. Thierry Philipponnat vient de publier « Le Capital, de l’abondance à l’utilité » aux éditions Rue de l’Echiquier.
► Autres Eléments
1/ La finance allemande en procès
L'un des évènements qui nous rappelle cette crise, c'est ce procès qui s'est ouvert cette semaine, à Munich en Allemagne. Les accusés sont deux anciens dirigeants de la Banque Hypo Real Estate. Qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils poursuivis ? Comment la finance allemande a-t-elle supporté la crise de 2008? Pour en parler, nous retrouvons notre correspondant à Berlin Pascal Thibault :

2/ La dérégulation de Donald Trump en difficulté
Aux Etats-Unis, Donald Trump voudrait alléger les obligations du monde de la finance. Il peut compter sur les anciens de Wall Street, en particulier de la Banque Goldman Sachs, qui occupent des postes-clés au sein de l’administration américaine. Malgré cela, les obstacles sont nombreux. Les explications à Washington de Pierre-Yves Dugua.

3/ La finance chinoise en plein essor
L’économie chinoise ne cesse de se développer. Avec son corollaire, la finance dont Jean-Pierre Boris s’entretient avec un investisseur français qui vit depuis cinq ans à Hong Kong. David Baverez, c'est son nom, vient de publier aux éditions François Bourin un livre intitulé « Paris-Pékin Express ». On l'écoute.

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Monde du travail: mutation ou révolution?

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Malgré le tour très particulier qu'elle a pris, la campagne présidentielle française devrait permettre aux candidats d'afficher leurs idées. Le candidat du PS Benoît Hamon veut revenir sur la loi Travail, dont l'adoption a soulevé débats et manifestations l'an dernier. Marine Le Pen, elle veut abroger purement et simplement cette loi. François Fillon veut abroger la semaine de 35 heures, et aller vers la semaine de 48 heures. Emmanuel Macron veut donner la priorité aux accords d'entreprise.
Tout cela pour vous dire que le travail, combien de temps doit-on travailler, dans quelles conditions, en étant payé combien est au centre des préoccupations. Cela peut paraitre paradoxal dans une France où le chômage fait des ravages, dans une Europe où le travail est souvent précaire, dans un monde où l'on se demande s'il ne faut pas renoncer au plein emploi, et dans lequel la mutation numérique révolutionne la relation au travail.

Beaucoup de sujets abordés par Jean-Pierre Boris avec son invité:
- Gilbert Cette, professeur d'Economie associé à l'Université Aix-Marseille. Spécialiste de l'économie du travail, son dernier livre «Travailler au XXIème siècle. L'uberisation de l'économie» est paru aux éditions Odile Jacob.

 
1 / A vélo, dans les rues de Paris
Il y a une révolution, c’est l’ubérisation. Un mot qui vient de l’entreprise de voiturage Uber. Uber a fait des petits. Aujourd’hui, l’entreprise livre des repas, c’est UberEats. Et c’est un reportage Eco d’ici Eco d’ailleurs signé Ariane Gaffuri dans les rues de Paris. Reportage d'Ariane Gaffuri/Ubereats.
 
2 / Silicon Valley, le bonheur au travail
Uber au début, en tout cela a été une start-up. Le royaume de start-up, c’est la Californie, et plus précisément la Silicon Valley. Silicon Valley, le bonheur au travail, c’est un reportage Eco d’ici Eco d’ailleurs signé Nicolas Champeaux. Reportage de Nicolas Champeaux/Silicon Valley.
 
3 / Le cauchemar des start-up à Berlin
Mathilde Ramadier vit à Berlin et pendant plusieurs années, elle a travaillé dans les start-up de la capitale allemande. Elle en a tiré un livre «Bienvenue dans le nouveau monde, comment j’ai survécu à la coolitude des start-up». C’est un livre très critique publié aux éditions Premier Parallèlle. J’ai rencontré Mathilde Ramadier, lors d’un récent passage à Paris, et je lui ai demandé pourquoi ce livre était si critique. Mathilde Ramadier/Interview (1ère partie).
 
4 / Le cauchemar, suite
Aux yeux de Mathilde Ramadier, l’auteure de Bienvenue dans le nouveau monde, comment j’ai survécu à la coolitude des start-up, paru aux Editions Premier Parallèlle et le monde des start-up réhabilite en fait un très vieux monde. Mathilde Ramadier/Interview (2ème partie).
 

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L’immobilier, fer de la lance de la croissance économique (Rediffusion)

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Chacun d'entre nous aspire à être logé correctement. L'addition de ces besoins individuels aboutit à la création du marché immobilier. Ce marché est souvent laissé aux bons soins des investisseurs privés. Mais souvent aussi, l'Etat s'en mêle tant le secteur immobilier joue un rôle clé dans le fonctionnement des économies modernes.
Alors pourquoi l'immobilier a-t-il cette importance ? Quel est le lien entre la construction d'une maison, d'un immeuble, d'une ville et la croissance du Produit Intérieur Brut ? Quelle est la différence entre une bulle immobilière et un cycle immobilier ? Et quand une bulle immobilière éclate, pourquoi entraîne-t-elle toute l'économie dans sa chute ?
(Rediffusion du 19 novembre 2016).
Voilà quelques-unes des questions posées par Jean-Pierre Boris à ses deux invités :
- Thomas Grjebine, économiste au CEPII. Il travaille sur la macroéconomie internationale, les monnaies et sur les cycles immobiliers.
- Vincent Renard, économiste, directeur de recherche au CNRS, conseiller auprès de la Direction de l'Institut du Développement durable et des Relations internationales.
 

Reportages diffusés pendant l'émission :
Retournement de tendance à Berlin
En Allemagne, le marché immobilier a longtemps connu un développement à part. Après la Deuxième Guerre mondiale qui s'est terminée en 1945, le pays était détruit et la reconstruction a favorisé une offre abondante de logements avec des prix très raisonnables. Mais depuis 2010, tout a changé. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Pascal Thibault à Berlin.

La menace immobilière chinoise
En Chine, le milliardaire Wang Jianlin qui a fait fortune dans l'immobilier met en garde contre ce qu'il considère être la plus grande bulle de l'histoire. Au mois d'octobre dernier, les promoteurs immobiliers chinois avaient vendu une superficie totale supérieure de 27% à ce qu'ils avaient négocié un an plus tôt. Les prix s'affolent, c'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Heike Schmidt à Pékin.

L’Equateur, de la rente pétrolière à la pierre
Petit pays andin, l'Equateur est membre de l'OPEP, car producteur et exportateur de pétrole. Les prix très élevés du brut, pendant une décennie, se sont traduits par un boom de la construction à Quito ou Guayaquil. Mais, la baisse des cours mondiaux a porté un coup au secteur immobilier, malgré la reconstruction en cours après le tremblement de terre du mois d'avril dernier. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Eric Samson à Quito.
 

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Le syndicaliste agricole Nadjirou Sall, Grand invité de l'Economie

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L’agriculture africaine fournit un emploi à 60% de la main d’œuvre du continent. Mais, ce sont des emplois à faible revenu. L’agriculture est restée à l’écart des progrès du continent africain, au cours des quinze dernières années. Pour en parler, Jean-Pierre Boris (RFI) et Frédéric Maury (Jeune Afrique) reçoivent Nadjirou Sall, agriculteur sénégalais de la région de Thiès qui est aussi très engagé dans l’action syndicale. Nadjirou Sall est, en effet, le secrétaire général du Réseau des Organisations de Paysans et Producteurs d’Afrique de l’Ouest, le ROPPA. Au niveau national, il préside aussi le cadre national de concertation et de coopération des ruraux du Sénégal (CNCR), première plate-forme paysanne autonome au Sénégal.

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Donald Trump contre toute régulation économique

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Cette nouvelle édition d’Eco d’ici Eco d’ailleurs se penche sur le nouveau monde que nous prépare le président américain Donald Trump. Magnat de l'immobilier, le chef de l'Etat américain est convaincu qu'il faut appliquer à l'économie de son pays des recettes qui permettent aux entrepreneurs de se développer. Moins de règlementation, plus de liberté pour les chefs d'entreprises, pour les banquiers, les fonds spéculatifs.
Moins de régulation, est-ce ce dont l'économie américaine a besoin ? Moins de contrôle, est-ce ce dont le monde a besoin ? Ou au contraire faut-il plus de régulation, plus de contrôles ? Alors faut-il vraiment moins de régulation pour réduire les inégalités sociales aux Etats-Unis ? Et moins de régulation, n'est-ce pas prendre le risque d'une nouvelle crise financière, comme celle provoquée en 2008, par un secteur financier américain à l'imagination fertile qui avait plongé des millions de citoyens américains dans la misère et le monde entier dans une crise économique d’une gravité extrême ?
Voilà les questions posées par Jean-Pierre Boris à ses trois invités.
- Jean-Marc Daniel, économiste, professeur associé à l'Ecole supérieure de Commerce de Paris ESCP. Jean-Marc Daniel est, par ailleurs, directeur de la rédaction de la revue Societal. Revue qui est l'émanation de l'institut de l'entreprise, un think tank proche des milieux patronaux, qui réfléchit à la place de l'entreprise dans la société. Ce think-tank vient de lancer une campagne pour limiter la dépense publique.
- Thierry Philipponat, banquier pendant vingt ans à Paris et à Londres. Puis en 2011, Thierry Philipponnat participe à la fondation à Bruxelles de l'ONG Finance Watch. Aujourd'hui, il est membre du collège de l'Autorité des Marchés Financiers, le régulateur de la place de Paris. Et il dirige l'institut Friedland, à Paris, qui s'est donné pour mission de contribuer au débat public sur les conditions nécessaires au développement des entreprises, et d’éclairer la prise de décision des décideurs économiques et publics.
-  Pierre Noël Giraud, professeur d'Economie à Mines-Paris Tech et à l'Université Paris Dauphine. Son dernier livre, aux éditions de La Découverte, s'intitule sobrement Principes d'économie.

 
Pourquoi Donald Trump veut-il déréguler l’économie de son pays ? La réponse de Pierre-Yves Dugua, correspondant de RFI à Washington.
 
A l’université de Stanford, à San Francisco, Nicolas Champeaux a rencontré Anat Admati, professeure d’économie et de finance. Elle est l’auteure du livre Banker’s new clothes, Princeton University Press. Nicolas Champeaux lui a demandé si les perspectives de dérégulation menaçaient selon elle de créer les conditions d’une nouvelle crise financière.
 
En RDC, la perspective d’une réécriture de la loi Dodd Franck, promulguée en 2010 par le président Obama, suscite beaucoup d’attention. L’article 15/02 de ce texte prévoit en effet que les compagnies américaines qui se fournissent en tantale doivent prouver qu’il n’a pas été acheté à des groupes armés qui alimentent la guerre civile à l’est de la RDC. Le détricotage de ce texte pourrait relancer le conflit. Un reportage signé Stéphanie Aglietti, à Goma, dans le Nord-Kivu.
 

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Le commerce est-il nécessaire au bien-être des peuples?

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Le nouveau président américain, Donald Trump, considère que l'ouverture de son pays au commerce international contribue à appauvrir les citoyens américains.
En France, la candidate du Front National, en tête des sondages pour le premier tour de la prochaine élection présidentielle veut aussi fermer les frontières, et faire de la priorité nationale l'alpha et l'oméga de sa politique économique. Tout cela va à l'encontre de l'évolution du monde depuis des décennies.
Le commerce international n'a cessé de se développer. Alors a-t-il vraiment appauvri les populations ou le commerce mondial est-il, au contraire, nécessaire au bien-être des peuples ?
Telles sont les questions posées par Jean-Pierre Boris à ses deux invités.
- Sébastien Jean, directeur de recherche à l'INRA, l'Institut national de la recherche agricole. Directeur du CEPII, l'un des principaux centres de recherche économique français où il mène des recherches sur le commerce international.  
- Vincent Vicart enseigne l'économie à l'Université Paris Dauphine, spécialiste des questions relatives au commerce international. Il a également contribué à la parution aux Editions Ecolinks d'un livre intitulé «Petit manuel économique anti-FN».
 

Donald Trump a été élu sur une promesse de limitation du commerce entre les Etats-Unis et le reste du monde. Cela concerne en premier lieu le Mexique au sud, mais aussi le Canada au Nord. Et à Montréal les exportateurs s’inquiètent. A Montréal, un reportage Eco d’ici Eco d’ailleurs, signé David Savoie, à Montréal, au Canada.
 
Une belle illustration des avantages du commerce, c’est l’appétit des consommateurs chinois pour les produits venus de l’étranger. La nouvelle classe moyenne chinoise raffole des voitures allemandes ou des produits alimentaires étrangers. Et elle ne veut absolument pas y renoncer. C’est un reportage Eco d’ici Eco d’ailleurs, signé Heike Schmidt à Pékin, en Chine.
 
L’Afrique se développe. Mais elle représente toujours une part infime du commerce mondial. Surtout avec des matières premières comme la bauxite. C’est une roche utilisée pour produire de l’aluminium et la Guinée en est le premier exportateur mondial. D’innombrables navires chargés d’énormes quantités de bauxite guinéenne sillonnent les mers à destination des raffineries d’aluminium. Mais est-ce que cela contribue à améliorer le niveau de vie de la population guinéenne ? La réponse avec ce reportage Eco d’ici Eco d’ailleurs signé Coralie Pierret à Conakry, en Guinée.
 

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Le chef d'entreprise Alain Taieb, Grand invité de l'Economie

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Le Grand Invité de l’économie RFI / Jeune Afrique est le président du conseil de surveillance de l’entreprise Mobilitas. Alain Taieb est, depuis 30 ans, aux manettes de l’entreprise familiale qu’il a transformée, au fil des années, en géant du déménagement international. L’Afrique est un des terrains, où l’entreprise est le mieux implantée avec une représentation par pays, dans chacun des 54 pays du continent.
Au micro de Frédéric Maury (Jeune Afrique) et de Jean-Pierre Boris (RFI), Alain Taieb s’explique non seulement sur la stratégie de son entreprise, mais sur ce que le fait d’être un déménageur international permet de comprendre de la mondialisation.

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Protectionnisme: un retour en force?

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Depuis que les électeurs britanniques ont décidé, au mois de juin 2016, que leur pays allait quitter l'Union Européenne, la menace d'un retour des politiques protectionnistes plane sur la planète. Mais, c'est l'élection de Donald Trump qui a mis le nationalisme économique tout en haut de l'affiche.
Une philosophie politique qui va à l'encontre de tous les accords internationaux négociés, au cours des dernières décennies, et que François Hollande, le président français, défendait la semaine dernière, à Santiago du Chili comme le président chinois Xi Jinping, lors de la conférence de Davos, en Suisse.
Alors, la volonté de Donald Trump de relancer une politique protectionniste sera-t-elle suivie d'effets ? Quel impact pour l'économie américaine et pour le reste du monde ? Trump et le Brexit, est-ce que cela signifie que le libre-échange a vécu ? A quand remontent les dernières grandes vagues de politique protectionniste ?
Voilà quelques-unes des questions posées par Jean-Pierre Boris à ses trois invités.
- Akiko Suwa-Enseinman, chercheuse à l'Ecole d'Economie de Paris, directrice de recherche à l'Institut national de la recherche agricole, l'INRA. Ses travaux sont consacrés à l'impact de la libéralisation économique sur les économies en développement. 
- Pascale Leprêtre, une des responsables de la Fédération Forge Fonderie de France. C'est une fédération qui regroupe des entreprises du secteur de la métallurgie. Au total, 43 000 salariés.
- Benjamin Coriat, professeur d'Economie à Paris XIII, membre du collectif des économistes atterrés.

Reportages diffusés pendant l'émission :

1 / En tout cas, au Mexique, on s'inquiète de la nouvelle politique économique américaine. C'est en particulier le cas dans la ville de Toluca, à quelques dizaines de kilomètres de Mexico. Toluca, capitale d'une industrie automobile mexicaine en danger, c'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Emilie Barraza à Mexico.
 

2 / Depuis deux ans, le Nigeria, la première puissance économique africaine limite les importations de produits agricoles ou manufacturés. Dernier produit en date, depuis le premier janvier : les voitures ne peuvent plus être importées par voie terrestre, via la frontière avec le Bénin voisin. Car au passage, les taxes douanières étaient souvent omises. Un manque à gagner considérable pour le budget de la Fédération nigériane. Mais, cette mesure protectionniste ne fait pas que des heureux à Lagos. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Moïse Gomis.

3 / Témoin de la volonté de continuer à ouvrir l'économie internationale, ce qui se passe en Inde. Depuis plusieurs années, le gouvernement indien est lancé dans une opération de conquête des opérateurs étrangers. Et particulièrement, depuis l'arrivée au pouvoir de Narendra Modi en 2014. Le Premier ministre indien cherche à faire venir des investisseurs du monde entier pour dynamiser l'industrie indienne. C'est un reportage Eco d'ici Eco d'ailleurs signé Sébastien Farcis à New Delhi.

 

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Turquie: d'une crise à l'autre

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Le 15 juillet 2016, des militaires turcs tentaient de renverser le président Erdogan. On le sait, ce fut un échec. Très rapidement, le président Erdogan lance des purges dans tout l’appareil d’état. Une reprise en main politique, mais aussi économique. Des centaines d'entreprises sont expropriées parce que leurs dirigeants sont supposés hostiles au président. En même temps, le pays est confronté au terrorisme. Les touristes fuient la Turquie, la monnaie nationale s'effondre, le Produit Intérieur Brut recule, le chômage monte. Un scénario catastrophe ou juste une mauvaise passe pour l'économie de ce pays de 75 millions d'habitants qui fait le lien entre l'Occident et l'Orient ? Telle est la question posée par Jean-Pierre Boris à ses trois invités.
- Deniz Ünal, économiste au CEPII, l'un des grands centres de recherche économique français. Elle y est responsable des profils pays, une base de données par pays très utile à tous ceux qui ont besoin de données fiables. Et outre ce travail, elle est responsable du domaine turc chez l'éditeur Bleu Autour  
 
- Deniz Akagül enseigne l'économie à la Faculté de sciences économiques et sociales de Lille, dans le nord de la France. Il est membre du Comité éditorial de la revue Anatoli du CNRS. Parmi ses nombreuses publications, un livre intitulé «La Turquie, d'une révolution à une autre» aux éditions Fayard, en 2013
 
- Jérôme Bastion, journaliste à RFI. Pendant 20 ans, de 1995 à fin 2015, il a été le correspondant de RFI à Istanbul.